J'ai la maison pour moi toute seule depuis hier et jusqu'à demain ^^ Ça va être la teuf tout le week-end <3
Bien sûr il y a toujours la petite musique qui me rappelle de pas trop déconner, cette petite rengaine lancinante, ce riff étourdissant que je réécoute à chaque fois que je rencontre profs, amis, famille ou même inconnus croisés par hasard: "bac, bac, bac!"; "bac?"; "et le bac, c'est quand?"; "ah! Bientôt le bac!"; t'as commencé tes révisions pour le bac?"; "et tu fais quoi après le..." Bon bref, vous avez compris, hem... Ce que les gens ont le don de vous casser le moral, même gentiment! En même temps, heureusement qu'ils sont là, je bosserais encore moins sinon, ça pour sûr. Ouai.
Mais enfin toujours est-il que je suis heureuse ou du moins que j'essaye au maximum de me rapprocher de mon bonheur idéal, même si je doute que l'on puisse y accéder étant donné que l'homme est un être de désirs et qu'il est en permanente insatisfaction.
Allez, cure de noix et de poisson jusqu'au jour J pour la mémoire.
Hem,, madame, j'ai juste une petite question, ça porte chance de bouffer du laurier avant l'exam ou c'est mieux de le fumer?
Depuis le temps que je travaille à ce site, je pense que le moment est venu pour moi de me présenter afin que vous en sachiez un peu plus sur cet étrange spécimen qui écrit des billets à tort et à travers sans but évident pour un être normalement constitué.
Voilà, je suis une envoyée de la planète Blurgz ayant pour mission d'étudier le comportement-considéré après mes expériences comme basique et très prévisible-des humains. Pour faire mon diagnostic, j'ai donc choisi deux spécimens de sexe féminin qui feraient office de cobayes pour mes recherches (en effet, j'avais pour mission d'étudier les raisons pour lesquelles les femelles humaines-appelées femmes-ne sont pas au pouvoir étant pourtant d'un niveau intellectuel supérieur à celui de leurs congénères de sexe masculin).
C'est pourquoi, grâce à la technologie de mon corps,(lentilles de contact servant à scanner les différents composants du corps humain ainsi qu' à garder contact avec mes congénères blurgziens, tympans ultra-violets, lunettes permettant de repérer les organes vitaux et de voir les chaînes ADN), je prélevai des échantillons d' ADN humains par différents procédés(lapidation, écartèlement ...etc) et j'extrayais(et oui, le passé simple du verbe extraire n'existe pas! Formidable comme langue non? Un conseil, mettez vous au Blurgzien c'est tellement plus commode à apprendre...) et j'extrayais, dis-je, des échantillons d'organes , d'yeux, de tissus, de muscles, d'os, de poils en tous genres...etc.
Je rapportai ensuite cette ADN chez moi car nous avions pour projet de faire des clones humains à partir de ces échantillons. Par ce procédé, nous envahirions la Terre plus facilement ce qui entraînerait la maîtrise totale des êtres vivants et composants de cette planète. Nous avions également pour projet de capturer des humains pour étudier leur adaptation à l'atmosphère blurgzienne.
Quelques milliers d'années plus tard, après avoir tant convoité la population humaine, mon peuple à découvert que le sang(dont nous étions tous dépourvus) était primordiale à l'élaboration des clones, d'où l'idée de mettre la main sur les échantillons de prises de sang dans des hôpitaux soigneusement choisis.
Pendant mon séjour sur la planète Bleue, j'ai rencontré deux consœurs de planètes voisines (Blubz et Rlubz). Nous avons beaucoup discuté afin de comprendre pour quelles raisons nos planètes respectives avaient des noms si ressemblants. Nous avons conclu qu'il ne s'agissait pas d'une simple coïncidence. La véritable cause de cette ressemblance tenait du fait que nous provenions d'une bactérie commune s'étant divisée il y a quelques milliards d'années. C'est pourquoi, ayant la même forme d'intelligence, nous avions eu à quelques détails près la même idée de nom pour baptiser notre planète.
Les membres de ma communauté blurgzienne sont identiques à tout point de vue: ils ont tous le même cerveau, ont des gènes identiques, sont tous verts et ont un patrimoine génétique semblable. Pour ma part, je possède les gènes mutants de plusieurs bovidés (génisse, veau, taureau). En effet, j'ai récemment mutilé des bovidés afin de m' approprier certains de leurs gènes comme le témoignent les photos et articles que vous trouverez sur la page web suivante: http://maledictions.skyblog.com/4.html Pour que les humains n'aient pas de soupçons ou réussissent à découvrir ma véritable identité, j'ai usé d'un stratagème infaillible en laissant sur mon passage des traces de « capsules ovales » qu'ils appellent « ovnies »(Objet Volant Non Identifié), afin de les plier à l'idée qu'ils se font de nous mais également parce que les preuves de notre existence sont tellement évidentes qu'ils penseront à un acte de vandalisme d'un de leur race.
Que c'est naïf un humain...
J'étais tranquille, en proie à de violents accès de flemme sur mon canapé crème, lorsque le matou rapplique avec ses coussinets et ses poils dont l'activité favorite était de tomber sur mes rares vêtements sombres. Voilà la bête à moustaches affamée, cela va sans dire (sinon pourquoi viendrait-elle me faire des calins en surpopulation?) qui se frotte à mon bras inerte au bout duquel pendait une télécommande presque inutilisée.
Puis le chat tricolore aux teintes pour le moins singulières, commence à flanquer sa tête sous mon menton, lequel n'avait rien demandé. La bestiole colorée pensait sans doute me faire une manifestation d'amour puisque les humains (comme chacun des membres de cette espèce féline sait) se témoignent leur affection mutuelle par des caresses. L'intensité des calins n'a pas dimportance pour un animal avec un périmètre crânien de la taille d'une grosse noix. Après m'avoir fait un bleu au menton suite au choc avec les os de sa petite caboche, le miauleur érudit continue sa danse séductrice et très très paragmatique (comprendre: "j'ai faim, donne-moi à bouffer") en passant sa queue grise sous mon cou puis, fatiguée de ses ronronnements inutiles, le voilà qui finit par se flanquer sur mes genoux, en position boule, l'extrêmité de sa queue chatouillant de façon charmante le bout de son nez.
En larve télévisuelle accomplie, il fallait bien qu'à un moment ou à un autre, je remue un peu mes muscles enquilosés et que je chasse les fourmis qui s'étaient traîtreusement glissées dans les veines de mes jambes paresseuses.
Ça n'a pas plu à la bête griffue aliénée. Son regard mielleux s'est métamorphosé en une fraction de seconde pour devenir inquiétant, cruel et belliqueux. Ne jamais réveiller le chat qui dort, on ne connait jamais tous les dégâts qui peuvent résulter d'une telle action.
L'animal furieux se jette sur mon bras, celui qui se complaisait dans sa position stoïque, et commence à lacérer mon épiderme de ses griffes postérieures (celles qui font plus mal encore car moins fréquemment utilisées).
Le bras légèrement humide de sa morsure, j'examine l'exploit de cette bête dérangée issue et délivrée de la SPA (grave erreur commise par une petite fille désireuse d'une boule de poils, six ans plus tôt).
La dite petite boule de poils monstrueuse sâchant pertinemment ou pour être exacte, instinctivement les conséquences engendrées par ses pulsions démoniaques, est partie se réfugier je ne sais trop où. À vrai dire je m'en moque. Elle m'a encore fait mal la garce.
Heureusement j'ai eu le temps de lui décocher un coup de pied bien placé. Je commence à avoir l'habitude: six ans que ce rituel se reproduit, à intervalles aléatoires, selon l'activité cérébrale d'un sac plein de poils, de griffes et de dents, mais malheureusement dépourvu du nombre de neurones nécessaires à une existence d'être vivant entrant dans les normes de mère Nature.
Je me souviens. On était tous gamins, tu sais.Et dans l'insouciance de notre enfance, on jouait à en avoir des crampes.C'est ça qui était beau. Le temps, on s'en foutait. On vivait que pour nous c'est ça qui comptait. On angoissait pas encore pour l'avenir ni même pour le présent qui ne serait bientôt plus là. Et puis sans qu'on s'en rende compte il s'est évanoui un soir.Et on s'est perdu.Mais mes souvenirs, à moi, sont restés gravés.On jouait souvent dans cette cour, tu sais. Je m'en suis rappelé hier, pourquoi maintenant? Je sais pas. À cette époque je pensais à rien. Même pas à la fuite du temps. Je savais juste que c'était nous et personne d'autre et j'étais heureuse. Insouciante.Mais toi t'étais plus qu'un copain, un grand frère. Ouai, un grand frère avec qui j'ai un peu grandi. C'est peut-être pour ça que maintenant je recherche en permanence des amis et plus vraiment des amies.De la nostalgie? Sûrement un peu. C'était beau nous deux, je nous aimais en train de jouer dans la cour goudronnée du collège. Y'avais le petit muret qui me séparait d'elle. On sautait par dessus. Il était couleur crème et rugueux au toucher. J'égratignais souvent mes petites mains de six ou sept ans dessus.Je crois qu'on faisait du vélo aussi. Devant nos maisons. Et moi, j'étais aux anges. Parce que tu étais tous mes repères.Et quand je suis partie, j'ai raturé rageusement mon passé. Et j'ai rencontré d'autres gens avec qui j'ai sympathisé. Plus ou moins. Mais souvent ils se connaissaient entre eux.C'était des amis d'enfance. Ils avaient des souvenirs chers qui les unissaient.Et moi pas.Des fois je me dis que j'aimerais avoir à nouveau six ou sept ans.Parce qu'un jour je t'ai revu. Tu avais presque dix ans de plus que la dernière fois. Comme moi exactement. Et ce n'était pas le toi du passé. Parce qu'on avait changé tous les deux. Normal.
Moi j'étais déçue.
Mais c'est pas grave. Parce que l'autre toi celui qui a dix ans, je l'ai gardé précieusement. Tout au fond de moi.Comme ça je me dis que j'ai eu une enfance. Et des souvenirs merveilleux. Des souvenirs de nous dans le jardin, en train de nous raconter des histoires, de nous marchant pieds nus sur le goudron brûlant, de nous en train de jouer au ballon dans la cour surexcités parce que c'était interdit...
Je me rappelle de tout ça, et cet ensemble d'images approximatives est un trésor inestimable.
On a coutume d'exister, que veux-tu c'est comme ça.Avec un peu de chance, qui sait? Toi et moi ça pourrait marcher.En y mettant du nôtre, et si je vivais vraiment pour la vie et pas pour autre chose.C'est étrange tu sais, j'ai envie d'une overdose.Parce qu'à ce jour j'étouffe au soleil qui traverse ma fenêtre avec peine.Qui sait sans le monde, la vie serait peut-être parfaite.Je retiens en moi larmes et sanglots vains d'amoureuse trop sentimentale.D'après les autres, je me vais pas si mal que ça.Mais j'ai perdu l'habitude de croire en moi, de croire en le monde.Comme les mots sont cruels.Ils savent que ce sont eux qui ont le véritable pouvoir.Moi je voudrais exprimer ce que me dit mon coeur mais il est seul contre eux tous qui définissent nos pensées.Mon âme n'est pas réductible en mots universels.Je me sens si vulnérable impuissante devant l'infinité de la vie.Cette vie tourbillonnante, afollante, mais belle en même temps.J'ai mal à la vie parce qu'elle ne m'a rien fait et parce que moi je n'ai pas osé.Pas osé profiter, seulement brassé du vent.En me persuadant de ma bonne foi , j'ai trop fait semblant.Je n'ai pas de repères je me perds sur des sentiers familiers.Je pars vers l'inconnu, en quête de moi-même.J'aimerais me découvrir, me rencontrer...... à travers toi. Ou à travers une autre altérité, un autre moi. Et peut-être que comme ça, on pourrait se partager tous les deux et devenir quelqu'un. Parce qu'à deux, on réussira peut-être à être une identité. Quelqu'un de bien qui se moque éperdument du temps qui court inlassablement à perdre haleine. Un peu comme nous quand on était paumé, quand on est, quand on sera sans doute.Si je n'ai jamais compris le monde c'est peut-être qu'il n'y à rien à comprendre.Non, rien à comprendre ou à chercher juste à prendre.Prendre à pleines mains le ciel et la terre, les gens, l'amour et le bonheur.Mais de ne rien savoir, c'est ça qui fait trop peur...
L'asociale c'est moi. Le molusque aussi. De toute manière il pleut. À quoi bon s'en faire, quand on n'a rien à faire... Le problème c'est que le bac, c'est dans moins de soixante multipliés par vingt-quatre heures. Alors faudrait commencer à s'activer. Mais je travaille. De temps en temps.Peu importe. Le tout est que je suis en vie.En vie... Ah?Le ciel est vraiment bien gris, bien triste surtout. J'ai jamais compris pourquoi le gris était une couleur associée à la dépression. Et que le noir c'était pire encore. Bizarre. Toujours est-il que je suis une affreuse larve flanquée d'un gilet en laine trop grand pour elle, et qui s'obstine à maculer quelques pages de web de son écriture maladroite. Pour passer le temps? Sans doute. Et en plus de ça, pour ne rien arranger, elle discute avec elle-même, et comble de pathétique: à la troisième personne. Comme les gamins, avant qu'ils prennent conscience de leur "moi".Raaa mais de toute façon qui s'intéresse à la philo maintenant. Si c'est pas malheureux ça, une minuscule année passée en compagnie de Platon, Spinoza et toute la clique, et puis on plie bagage une fois le bac en poche.Moi, j'aurais fait une parfaite stoïcienne si j'étais née plus tôt.
Vidéo vue, et revue, et rerevue tant ils me fascinent! Ce qu'ils font n'est peut-être pas du domaine de l'impossible et j'espère arriver à ça un jour, mais c'est tout de même fort impressionnant...
La grande mode, ou peut-être l'essence de la nature humaine, c'est de demander l'opinion de tout le monde et de chacun. La belle affaire. Et toi t'en pense quoi? DoNnE tOn AvIs En Te CoNnEcTaNt SuR: je-pense-que.avisblog.con.Ça m'énerve. Et quand c'est mon entourage qui me consulte ça m'horripile encore plus. Parce merde quoi, je suis pas madame Soleil. Et que de toute façon qui prend en compte l'avis des autres, à moins que ce ne soit l'avis de la majorité? Et pourquoi il faudrait commencer à s'inquiéter quand notre façon de penser est marginale? Hein? Pourquoi?De toute façon je ne suis qu'une ado en quête d'identité, qui est tellement paumée qu'elle rejette tout ce que la société lui propose et l'opinion commune, la télé et les magazines people, avant d'aller se goinfrer rageusement chez Mac Do et d'acheter des Converse fashion de cinq millimètres d'épaisseur à 70 ou 80 euros. Regardez ce que sont devenus les soixante-huitards. Des hippies en quête de plus de liberté individuelle et qui sont tellement réalistes qu'ils demandent l'impossible en farfouillant derrière le goudron pour voir s'ils n'entrevoient pas un peu de sable fin? Tu parles, ils ont vieilli eux aussi. Ils ont changé. Comme nous, les jeunes d'aujourd'hui, nous changerons. Et deviendrons aigris, impuissants, résignés devant une vie toute tracée par on ne sait trop qui au juste.Peut-être par nous-même finalement? Ce serait cool une petite révolution, surtout par les temps qui courent.Mais sans barbaque ni liquide rouge et chaud de préférence.
C'est fou ce que je peux être pleine d'optimisme quand je veux.
Il pleut. Je suis agréablement seule dans ma chambre et je réfléchis. Je pense au monde, aux gens, à un peu tout et j'essaye d'avancer le bouquin en cours (très modeste) de rédaction. Mais je crois que pour aujourd'hui, je ne pourrais plus tirer grand chose de mon cerveau. Peu importe, je l'aurais un jour cette imagination, je la maîtriserais. En attendant je picore à droite à gauche, dans les livres que je lis, les manuels d'histoire, les cours de philo, pour me dire que je suis moins con. En tartinant des pages en ligne de mes pensées les plus superficielles, je me dis que j'avance, que peut-être ça m'aide de faire tout ça. C'est vrai qu'écrire du vide à longueur de journée ça aide à prendre sa place parmis les six milliards d'extra-lunaires qui peuplent la planète (jadis) bleue.Je suis fatiguée de tourner en rond.Et pis merde, je sens que je vais pas le finir cet article, l'est moche, il me plait pas.
Mon rasboras est quasiment aussi larvesque que moi: dans un coin du bocal sans bouger. Ouai c'est à peu près moi. Sauf que j'ai un avantage sur mon poiscaille,c 'est que j'ai une demi seconde de mémoire de plus que lui.
Bon, je vais peut-être me remettre au boulot au lieu de débiter des âneries pour le plaisir (c'est ça qu'est malheureux). Comme ça j'aurais le sentiment d'être utile à quelque chose.
Je sais pas combien de fois j'utilise les expressions: "j'ai le sentiment", j'ai l'impression", "c'est comme si" etc... dans mes articles bizarres. En fait, je ne vis pas pour la vie, je vis pour ce qu'il y a derrière. Et non ce n'est pas la mort! J'en ai par dessus la tête du pragmatisme ambiant...
Et puis voilà, j'écris encore pour ne rien... apporter de ma présence ici. Tant pis, j'essayrai de mieux faire, dans des jours trop éloignés de ce présent pour se les représenter comme potentiellement à venir.
Je me lève le matin en ne pensant qu'à toi, et tout le jour durant, je te revoies, à cette soirée. Sans doute la meilleure de ma vie. Sûrement la seule où je me suis sentie un peu à ma place, elle aurait été parfaite si tu avais fait un effort mais bon. J'imagine que tu n'en n'avais pas envie. C'est pas grave, ce sera peut-être pour la prochaine fois, ou peut-être jamais. Mais comme toujours, ça ira, parce que ça pas suffit à me gâcher cette journée du 11 avril 2008. Je t'ai vu en rêve, dans les bras d'une autre et je me suis dit inconsciemment: c'est la fin, il n'y a plus d'espoir. En me réveillant, je me suis dit que ça pouvais très bien être moi, cette fille.
L'avantage avec les mauvais rêves, c'est qu'on savoure d'autant plus la réalité en se réveillant. Pas comme les songes idéaux, ces enfoirés qui nous frustrent et nous rendent aigris à la longue, à force de voir nos désirs constamment inassouvis. Mais peu importe. Je me perds trop dans la subjectivité et ça m'énerve profondément. Parce que plus on me fait d'éloge, plus ça me fait plaisir, plus ça fait gonfler mes chevilles, et plus je me sens horriblement égocentrique.
Au moins, j'ai quand même l'impression de faire quelque chose de mes journées, de ne pas être totalement inutile. Et de ne pas trop gâcher la vie qui s'offre à moi, presque toute neuve. C'est tellement magique, facile à saisir presque, que ne sachant comment m'y prendre, je trébuche à tout bout de champs, laisse passer mes chances et gâche les opportunités de bonheur qui s'offrent à moi. On s'acharne tellement à me dire que la vie est précieuse comme un diamant que j'ai peur de l'abîmer avec mes mains maladroites, et que finalement, il ne sort jamais de sa vitrine.
J'ai tout de même une vague illusion depuis quelques jours: celle de bien user du don de la nature. Mais comme tout un chacun, je ne sais quelle route suivre. Et je m'égare dans mes chimères.
« Un baiser
abrège la vie humaine de 3 minutes,
affirme le Département de Psychologie
de Western State College,
Gunnison (Col).
Le baiser
provoque de telles palpitations
que le cœur travaille en 4 secondes
plus qu’en 3 minutes.
Les statistiques prouvent
que 480 baisers
raccourcissent la vie d’un jour,
que 2360 baisers
vous privent d’une semaine
et que 148 071 baisers,
c’est tout simplement une année de perdue. »
Paul Morand, Poèmes 1919-1927 (Lampes à arcs, Feuilles de température), Gallimard, collection Poésie, 1973.
Encore la tête dans le cul. Ma chambre est encore en bordel. Surprenant? J'ai tellement la flemme de tout, même de toi. Je voudrais t'aimer toujours, si seulement tu me disais je t'aime. Je veux plus pleurer maintenant, je veux plus faire le zombie trois jours de suite comme je le faisais avant, à chaque déception masculine. Tu m'auras comprise. Je veux seulement aimer et être aimée, je veux qu'on me secoue, qu'on me dise que ça vaut le coup tout ça. Toute cette vie, tellement immense, tellement vertigineuse, affolante. J'aimerais tant être quelqu'un. Je veux, je veux, je veux... saisir cette vie, ou du moins un petit bout.'Y a des gens qui arrivent à faire quelque chose de leur vie, sûrement des gens qui se demandent pas, ou moins, pourquoi. 'Y a des gens qui prennent leur pied sans avoir à se forcer, sans faire semblant. Et moi j'en suis incapable la plupart du temps. L'habitude me détruit à petit feu, et nous détruit tous. Dans notre vie bien cadrée par tous ces codes. Ces codes souvent si compliqués... J'ai l'impression d'étouffer là-dedans. Je le hais tellement ce cadre... Des gens qui n'en ont pas du tout l'intention parviennent à me faire chialer. Deux détails de ma journée qui ne me conviennent pas, qui me révulsent et alors j'en suis malade jusqu'à ce que je m'endorme.
En fait si je prends le vélo à la place du bus, c'est surtout pour me donner bonne conscience, et pour trouver un avantage à me faire suer au moins deux fois par semaine (aller-retour, équivalant - pour les matheux, à quatre trajets en l'espace de sept jours avec une montée affreusement pénible à chaque fois qui me coupe le souffle et me fait devenir rouge pivoine, ah j'ai l'air belle après ça...). Oui si je fais tout ça, c'est pour me dire: les rares déambulations dans Angers que j'ai besoin d'effectuer, je peux les faire à pied ou à vélo. Et ça c'est la classe, parce que mine de rien, j'économise 1€20 + 1€20, c'est-à dire 2€40 à chaque fois, ce qui n'est pas négligeable n'est-ce pas? Et puis faut dire que depuis le jour où je suis tombée sur un contrôleur con, je peux plus les voir ceux-là, avec leurs costumes noirs et leurs chapeaux de capitaine... Non que les contrôleurs de bus soient tous des gros cons, loin de là, mais cette histoire m'est restée un peu en travers de la gorge bien que j'aie été en tort. J'en ai marre des préjugés aussi, un raz-le-bol général, putain. Merde. Bordel. Font chier. Tous. Ça fait du bien. Je déteste qu'on établisse un jugement sur quelque chose que l'on ne connait pas. "Ignorance est mère de tous les maux", signé F. Rabelais. Je n'avais encore jamais réalisé à quel point il avait raison. La vache. Tous ces gens qui se croient les seuls à bosser, qui se prennent pour... le nombril du monde. Un énorme nombril. J'ai décidé de devenir sourde devant les idées reçues, les clichés, en un mot: l'anti-philosophie.Si ça continue, je vais me mettre à fumer du shit, à me faire des dreadlocks en rêvant d'un monde meilleur avec tous les rastas et les bab' d'Angers, la vache, comme ça me plairait. Je me suis récemment accoutumée au reggae, une grande histoire d'amour qui commence.Quel foutoir monumental, le monde.