Je me lève le matin en ne pensant qu'à toi, et tout le jour durant, je te revoies, à cette soirée. Sans doute la meilleure de ma vie. Sûrement la seule où je me suis sentie un peu à ma place, elle aurait été parfaite si tu avais fait un effort mais bon. J'imagine que tu n'en n'avais pas envie. C'est pas grave, ce sera peut-être pour la prochaine fois, ou peut-être jamais. Mais comme toujours, ça ira, parce que ça pas suffit à me gâcher cette journée du 11 avril 2008. Je t'ai vu en rêve, dans les bras d'une autre et je me suis dit inconsciemment: c'est la fin, il n'y a plus d'espoir. En me réveillant, je me suis dit que ça pouvais très bien être moi, cette fille.
L'avantage avec les mauvais rêves, c'est qu'on savoure d'autant plus la réalité en se réveillant. Pas comme les songes idéaux, ces enfoirés qui nous frustrent et nous rendent aigris à la longue, à force de voir nos désirs constamment inassouvis. Mais peu importe. Je me perds trop dans la subjectivité et ça m'énerve profondément. Parce que plus on me fait d'éloge, plus ça me fait plaisir, plus ça fait gonfler mes chevilles, et plus je me sens horriblement égocentrique.
Au moins, j'ai quand même l'impression de faire quelque chose de mes journées, de ne pas être totalement inutile. Et de ne pas trop gâcher la vie qui s'offre à moi, presque toute neuve. C'est tellement magique, facile à saisir presque, que ne sachant comment m'y prendre, je trébuche à tout bout de champs, laisse passer mes chances et gâche les opportunités de bonheur qui s'offrent à moi. On s'acharne tellement à me dire que la vie est précieuse comme un diamant que j'ai peur de l'abîmer avec mes mains maladroites, et que finalement, il ne sort jamais de sa vitrine.
J'ai tout de même une vague illusion depuis quelques jours: celle de bien user du don de la nature. Mais comme tout un chacun, je ne sais quelle route suivre. Et je m'égare dans mes chimères.
mercredi 16 avril 2008
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