dimanche 27 juillet 2008

Éclair

Au cours d'une vie, certaines personnes nous dégoûtent, révoltent, ou déçoivent. Les espoirs trop souvent déçus eux aussi, entraînent mélancolie et frustration. Je voudrais tellement parvenir à dire à toutes les personnes que j'aime, que je les aime, mais je n'y arrive pas, peut-être par orgueil, ou parce que trop peu de choses sont communicables. Tellement peu... Je m'assois dans un coin et tente de faire le point sur mon existence. Évidemment je vois surgir comme des évidences, les échecs, et les réussites ont déserté.Je suis pessimiste par nature.

Je suis pessimiste par nature et ce "je" me révulse. Je flâne en quête d'une touche d'originalité. Je cherche du nouveau à me mettre sous la dent car ma plume se casse. Et lorsque l'encre déborde sur mon papier A4, mon cerveau s'assombrit de même et les mots se mélangent pour mieux se confondre. Alors j'admets ma défaite contre l'écriture, je marmonne un peu et enfouis ma rancune comme un secret honteux, au fond d'un sac un peu rêveur. Un peu rêveur oui... Pourquoi vouloir créer du sens, là où rien n'a de sens. Je pense à tout ce temps perdu et qui jamais ne pourra être regagné. À présent que ma vie est entamée, il faudra bien la finir, on dirait que les gens la consomment à la façon d'un produit industriel, ils l'engloutissent méticuleusement, méthodiquement, rigoureusement, sans y penser. À quoi bon y penser, lorsqu'on flaire un danger incontournable, si on en a l'occasion, autant l'éviter, au lieu de l'affronter avec un courage idiot. Nous nous trompons, je le sais bien, la vie est un bonbon aux mille saveurs, délicieuses ou infectes, un bonbon aux arômes unifiés en un résultat bancal, mais dont il faudra bien se contenter.

mardi 15 juillet 2008

Entre Benoît Dorémus et Grand Corps Malade, mon coeur balance

Chacun possède en lui le désir d'être artiste, mais la plupart renonce. Moi je persiste malgré ma plume maladroite qui s'effrite. J'essaye de progresser, dans l'espoir secret de voir un jour un ouvrage naître de mes entrailles. C'est dans ce but unique, ou presque je crois, que je m'obstine à dissimuler ce fond coloré derrière des lettres d'or. Tant que j'arrive à le faire, tant que mon clavier n'est pas en panne, c'est sans doute qu'il y a de l'espoir. Ma prof de philo disait que l'une des causes de l'existence de l'art, c'était le désir des hommes de laisser une trace, car l'oubli de leur passage pourtant si fugitif les angoissait depuis toujours. Cette peur persistera tant qu'il y aura des hommes, c'est certain.

Je n'aime pas ce que j'écris, c'est à en pleurer.Mes débuts de romans partent en fumée et je pousse un soupir de déception amère devant l'échec. Ce (trop vulgairement appelé) blog est en quelque sorte une échappatoire pour me permettre de satisfaire malgré tout ma fascination pour l'écriture. Je voudrais tant connaître le secret de mes chanteurs à textes: comment font-ils en sorte que je tombe amoureuse de leurs écrits? C'est un mystère qu'il me faudra élucider afin de progresser. Alors je les écoute en boucle, et j'essaye de lire le plus possible malgré le peu de temps que j'ai l'occasion de consacrer à cette activité pourtant tellement plus productive que toutes celles je nous effectuons en temps de vacances. J'apprends le métier...

lundi 14 juillet 2008

Je voudrais éviter la référence à la fatigue dans le titre pour une fois

Après l'hibernation qui a duré plusieurs jours, c'est la tendance extrême et inverse: l'éclate TOTAAAAAAAAALE! Ciné, bowling, boîte (même si je déteste ça), soirées pizzas-dvd, balades à vélo, feu d'artifice... Nous avons regardé le défilé en direct des Champs Elysées avec des yeux éclatés et pleins d'indignation face à une concentration aussi forte de ridicule. Mais être hyper-actif, ça a de bons côtés. Ça permet de ne pas trop penser, car dans mon cas, cela peut devenir une véritable torture. Mes idées ne se sont pas bien posées, le tourbillon ne s'est pas encore calmé. Et pourtant j'aimerais pour une fois, réussir un article. Un texte qui soit digne d'être lu. Compris. Approuvé. Et pourquoi pas discuté. Mais je n'y arrive pas. Point positif: j'ai un bel ordi tout neuf pour mon studio au Mans!

Bientôt l'indépendance. J'ai un peu peur, peur d'échouer et de déçevoir. Peur d'avoir parcouru tout ce chemin pour rien. Peur aussi car j'ai pris conscience que j'avais englouti 18 ans de mon existence sans me retourner, et sans m'en aperçevoir avant la période post-bac. C'est comme ça. J'ai tellement rien à dire que l'envie de déballer ma vie me démange affreusement. C'est marrant, j'ai toujours une période creuse pendant les vacances d'été. Coupure d'inspiration. Ça reviendra à la rentrée. Mais j'aurai arrêté d'alimenter ce blog, pour aller me réfugier ailleurs. Je suis une nomade du net. Tient, ça faisait une éternité que je n'avais pas sorti un truc aussi con, une nomade du net, ah ah ah... N'importe quoi, pathétique. C'est peut-être la faim et la fatigue qui me tournent la tête. Ou alors l'abus de produits halucinogènes.

Maxence a une plante carnivore. C'est marrant de voir ses "dents" se refermer sur des fourmis ou des mouches à demi-mortes. Les bouches de la plante se rabattent sur leurs victimes plus rapidement que je ne le pensais.

lundi 7 juillet 2008

Après la danse

"Dans le pays on l'appelait l'Alouette. Le peuple, qui aime les figures s'était plu à nommer ce petit être pas plus gros qu'un oiseau tremblant, effarouché et frissonnant, éveillé le premier chaque matin dans la maison et dans le village, toujours dans la rue ou dans les champs avant l'aube. Seulement la pauvre Alouette ne chantait jamais."
Les misérables - Livre I

Mes yeux parcourent ces quelques lignes et s'embuent de larmes. Je n'ai jamais, ou si rarement, vu quelque chose d'aussi beau. Je lis le paragraphe encore une fois. Oui décidemment, c'est beau. C'est foisonnant d'images, c'est riche de sens, ce sont des mots comme je les aime. La petite Cosette a été douloureusement abandonnée par sa mère qui l'a confiée aux Thénardier. Comme quoi le malheur peut être splendide, la preuve. D'ailleurs les plus beaux livres de la littérature sont aussi les plus tristes.

Quoi de plus évident, en prépa, si on veut bien partir, il faut lire. Et lire beaucoup. Alors je lis. Les misérables, par exemple. À peine en vacances, et déjà des devoirs pour septembre. La liste de mes bibliographies doit faire une dizaine de pages. Ce qui n'est pas pour me déplaire, loin de là. Mais c'est qu'il y a des préparations à faire de surcroît. En philo par exemple. Alors, comme à mon habitude, je détourne la difficulté et je retarde le moment de m'y mettre, en me cachant derrière les bouquins de français qui eux, ne sont pas vraiment obligatoires... Mais ça va le faire.

C'est le bordel partout aujourd'hui: il pleut, le ciel est gris, ma chambre n'est pas beaucoup mieux, et ne parlons pas de ma tête. Même la musique qui sort de la radio est bordelique. Étrange aussi, mais pas désagréable. Un rayon de soleil. Je voudrais écorcher mes doigts avec une plume, les maculer d'encre. Mais je n'y parviens pas.

Le bruit que je déteste le plus au monde, c'est celui des tiroirs tirés avec violence, celui des couverts qui sonnent, des assiettes qui s'empilent, des chaises qui grincent.... Le bruit du déjeuner. Il va falloir y aller. Je suis pourtant tellement mieux, avachie derrière mon écran à me bousiller les yeux, le dos et les quelques neurones qu'il me reste.


Il existe une période post-examens que l'on appelle la retombée adrénalienne (quel orgueilleux cet "on", alors...). Au cours de cette période, l'individu dort beaucoup, a une flemme hors-normes, une efficacité réduite à son minimum, et une envie d'être utile proche du zéro. Après le trop-plein, le néant. Et l'étudiant se gave de bonbons en regardant des épisodes de Death Note en jap sous-titré anglais, et en se donnant bonne conscience: bah oui, je perfectionne ma bilingualité! Sinon il aire (fameux néologisme) sur des sites de geeks et regarde d'un air songeur des vidéos en prose sur youtube, à la recherche d'une bouffée d'air frais, en quête d'un peu d'inspiration. Ah! Ça fait du bien.

Allez, je repars ne rien faire, fermer les yeux, les rouvrir, pour mieux continuer à tisser cet amâs hétérogène, ces lignes incompaptibles.

samedi 5 juillet 2008

La baie de lauriers

Nuit du 3 au 4: Au lieu de dormir, je pense. Il y a des jours comme ça où l'on se sent terriblement insignifiant. Alors que la veille, on se croyait tout puissant et prêt à se saisir du monde, voilà que l'on se sent étonnamment proche des fourmis et des arraignées qui grouillent dans nos jardins et nos maisons. On songe à notre vie passée et on a un peu peur de l'avenir. J'étais pleine de confiance, et subitement, une petite voix anxieuse et désespérée à crié en moi: "Et si jamais?!". C'était la voix que j'ai appris à connaître au fil des années, et qui m'est aujourd'hui bien familière. C'était celle du doute. Si jamais? Si jamais ça ne marchait pas? Et si finalement j'avais eu tort... Vers la fin de la nuit enfin, épuisée je m'endors. Pour me réveiller sur les coups de 7h30. Mais je retarde au maximum, le moment tragique où je devrais me lever pour aller à mon destin. Je m'habille et mange un bout de cake à l'arrache, même pas eu le temps de finir mon thé parce qu'il me brûlait trop la langue.

Alors je suis sortie. Et plus j'avançais du lieu, plus je tremblais, plus mon coeur battait. Enfin, je n'ai plus eu aucune sensation des pieds jusqu'aux genoux. Je suis arrivée devant le bâtiment. Qui m'a semblé immense, bien trop immense. Des gens en surgissaient les larmes aux yeux, recroquevillés sur une petite feuille A4. J'ai pénétré dans la cour. Il y avait là une foule de jeunes gens totalement informe pour moi en cet instant que je ne pourrais qualifier que d'étrange et de surréaliste. Je n'ai vu qu'une chose: les panneaux d'affichage. J'avance, je cherche le numéro de mon jury avec des yeux perdus. Il est là. Regard vertical: Je cherche mon nom, mon nom, mon nom... Là! Regard horizontal: mention AB. Comme par mécanisme, mes yeux se remplissent de larmes de soulagement et je tombe dans les bras de maman. C'est fini!

J'entre dans le hall du lycée où deux ou trois personnes donnent une photocopie des relevés de notes à tout le monde. Il y a une table pour chaque numéro de jury. Il y a deux paquets sur chacune des tables: "admis", "rattrapage". Je me présente, les yeux encore rouges.

- Recallée? Me demande le garçon d'un air grave et compréhensif.
- Non, non admise!


J'ai envie de le lui crier, de lui chanter à tue-tête que je l'ai ce p****n de bac qui m'a fait stresser comme une folle pendant des semaines, que ça y est, je l'ai, je l'ai, je l'ai!!! Mais trop polie, je n'en fais rien.
Il prend le paquet des admis, ah... ce paquet... et il me tend ma feuille.

Bon, des notes plutôt en accord avec celles de l'année passée, à part la note d'italien, mais je m'y attendais un peu, bien que ce soit amèrement. Toujours est-il que j'ai des notes correctes ou très correctes dans toutes mes matières littéraires! Et ça, c'est une belle récompense. Un tsunami de coups de téléphone et de mails plus tard, je vais fêter le bac de ce pas.

mercredi 25 juin 2008

Ça... c'est faaaaaaiiiiit

10h20 ce matin de cette matinée de tout à l'heure d'aujourd'hui là tout de suite làààà, j'ai fermé derrière moi la porte de Joachim pour la dernière fois. It is the end of the bac and I come back, na. Un poids, un très gros poids s'est envolé avec des ailes en coton il y a quelques heures. C'est pourquoi, afin de consolider ma tendance à faire des articles tous plus creux et rebattus, je vais déballer mon récit, que dis-je, mon témoignage! de ces quelques semaines harassantes de révisions intenses, puis de plus en plus fébriles, de la (presque) bachelière que je suis.

Dimanche 15 juin:

Veille de la fatidique épreuve de philosophie, communément appelée philo, crainte et respectée par tous Les Éleves des Classes de Terminale Littéraire un peu soucieux de l'issue de l'examen. Pour me détendre, mes parents m'emmènent chez papi. J'arrive dans la salle à manger avec des fiches sur les auteurs et un bouquin de philo entre les mains, et je suis accueillie par cinq ou six voix réunies en ces brèves et désagréables paroles unanimes:
- Alors, la philo c'est demain? Demain? Philo? Philo! Demain! Demain bac! Bac philo! Demain! Philo! Bac! Bac! Bac! Philo... STOOOOOOOOOOOP.

Cette nuit-là, je dormis très mal.

Lundi 16 juin:

6h45. Complètement groogie après des heures de bourrage de crâne dans le but d'avaler Platon, Spinoza, Nietzsche et Kant la veille au soir, j'émerge d'un sommeil trop bref et me lève comme un zombie. En entrant dans la cuisine, j'entends une petite voix impertinante s'échapper de la radio:

"Ce matin, 615 625 candidats au baccalauréat passeront l'épreuve de philosophie. Les conseils d'un professeur de philosophie pour l'approcher dans de bonnes condit..."

Je fais taire rageusement la machine infernale qui fait chuter mon trouillomètre de façon alarmante, devant le regard amusé de mon père. Il se marre. Bon. Petit déj à l'arrache et je grimpe dans la voiture.

Maman: Convoc?
Moi: Affirmatif mon général.
Maman: Carte d'identité?
Moi: Même chose mon général.
Maman: T'as ta trousse? Tes crayons? Assez de cartouches d'encre? Une bouteille d'eau? Ton portable? Un ticket de bus? Tes clés? Ta tête?
Moi: Oui mon général, même si pour la tête, je ne peux pas vous répondre de façon déterminante.

Rassuré, mon général démarre et nous voilà parties pour l'épopée du siècle: les premiers vrais examens de la vie de fifille... Les jolies épreuves du baceuh, merci maman, merci papa...

Radio pour essayer d'assouplir l'atmosphère.

"Et tout de suite, continuons avec la matière qui annonce le début du baccalauréat tous les ans: l'épreuve de philosophie qui aura lieu aujourd'hui pour les élèves des sér..." Montée d'adrénaline (si c'est encore possible). Clic furieux sur le petit bouton en haut à gauche de l'autoradio.

***

Joachim du Bellay est un lycée relativement coquet, mais beaucoup plus petit et avec beaucoup moins de verdure que Bergson. Lorsque j'arrive devant ses portes, une foule de Terminales est aglutinée autour de la Magnifique Insigne Dorée Lycée Joachim du Bellay qui orne l'entrée du centre de torture légale pour L désespérés. Les Terminales de la mi-juin ont une particularité qui permet de reconnaître au premier coup d'oeil ces pré-bacheliers: ils comptent dans leurs rangs un grand nombre de spécimens flanqués d'un ou plusieurs annabac, ou encore de fiches bristol, que l'on jurerait greffés à leurs mains, s'ils ne les rangeaient dans leurs sacs d'un air de condamné à mort avant d'entrer dans leur salle d'examen.

- Déposez vos sacs sur l'estrade je vous prie, sortez vos convocations et vos cartes d'identité.

Tout le monde s'exécute, au fur et à mesure que les élèves arrivent au compte-goutte. L'épreuve débute dans un quart d'heure, j'ai largement le temps de stresser consciencieusement et dans les règles, comme se doit de le faire un élève modèle avant une épreuve coefficient 7. Un prof qui m'est tout à fait étrangé prend soudain la parole pour sonner le gong du début des festivités:

- Bien, je vais à présent distribuer les sujets.

Anonyme passe dans les rangs et dépose sur chaque table une double feuille, qui est gratifiée à une vingtaine de reprises par un "merci" totalement hypocrite, et nous savons tous que lorsque nous ouvrirons la première page, le destin aura soin de nous informer de notre chance ou de notre poisse absolue. Anonyme regarde sa montre et inscrit à la craie blanche, ces mots qui resterons à jamais gravés dans les mémoires:

"Début de l'épreuve: 8h00
Fin de l'épreuve: 12h00"

- Vous pouvez retournez les sujets, bonne chance.

Pendant cinq secondes, on entend le bruit du papier manipulé et rebrassé, puis c'est dans un silence religieux que les candidats posent leurs coudes sur la table, se prennent la tête dans les mains, le dos légèrement voûté, et... commencent à lire le sujet avec appréhension.

Sujet 1: La perception peut-elle s’éduquer ?
Sujet 2: Une connaissance scientifique du vivant est-elle possible ?
Sujet 3: Vous expliquerez ce texte de Sartre.

Et démerde toi avec ça... Bien, procédons avec méthode: sujet 2, thème non vu en cours, sujet 3, je préfère les dissert de toute façon. Bon bah... reste plus que le sujet 1. Ça reste le sujet le moins casse-gueule, bien que la question ne me plaise pas, mais alors pas du tout. Et c'est parti pour 4 heures, on verra bien ce que ça donne et advienne que pourra. La machine est engrangée.

Vers 10h30, je commence à avoir envie de faire pipi... mais tellement paralysée à l'idée de sortir pendant mon épreuve que l'on pourrait qualifier de majeure, voire de capitale, je reste scotchée à ma chaise en me tortillant dans tous les sens. Juste avant midi, je rends ma copie et me rues au dehors, direction... les chioooooooooottes. Et pour rester digne de mon statut de pro du sens de l'orientation, je mets naturellement dix bonnes minutes à trouver les toilettes...

Vive moi.


À partir de 14h: Je bosse l'histoire-géo comme une tarrée (je compte même plus les heures passées sur cette matière en l'espace d'une semaine, c'est de la folie...). Depuis des lustres, j'assimile comme je peux l'infinité de connaissances requises dans cette discipline casse-geule. Depuis des jours, je mange de l'histoire géo, je bois de l'histoire géo, je prends des bains d'histoire géo, je m'endors en rêvant d'histoire géo, je fais des picures d'histoire géo, bref: ma vie se résume à de l'histoire géo. Je daigne toutefois accorder un peu d'attention à l'allemand, prévu pour le mardi après-midi, en regardant Good Bye Lenin en VOSTF. Je réviserais une poignée de mots de vocabulaire demain midi.

20h57: Dépose un cierge à l'église pour que l''épreuve d'histoire géo soit à majorité géo. (je LoL, bien sûr. Et vive la t'es c... tonne nique).

Mardi 17 juin:

7h45. Arrivée dans la salle d'exam en compagnie de toutes ces têtes de premiers de la classe qu'il va falloir mater pour tirer son épingle du jeu. Heureusement, il y a quand même quatre têtes connues, des têtes de ma classe si je puis me permettre le jeu de mots. La surveillante compte manifestement plusieurs élèves à elle dans l'assemblée, et une connivence de plus en plus désagréable se fait sentir. D'ailleurs, elle se vérifiera dans la suite de l'épreuve, lorsque cette conna*** passera dans les rangs pour donner des conseils à quelques élèves.

- Allez les filles si j'ai encore raison, l'année prochaine j'ouvre un cabinet de voyance!
(Non non, c'est pas des conneries, il s'agit de ses prognostics sur la probable épreuve majeure du bac d'histoire géo cette année). Elle déchire l'emballage du paquet qui nous sépare de la Vérité.

- Hé bien, je crois bien voir des fonds de carte... ce sera une majorité histoire! Les filles, j'ouvre un cabinet de voyance! (On croit rêver...)

Des cris de joie s'élèvent parmi les élèves... seuls les personnes de ma classe sont consternées (y compris moi naturellement). La partie majeure lorsqu'il s'agit de l'histoire, implique que la partie mineure nous laisse le choix entre deux cartographies: notre phobie à tous. Mais pas aux intellos apparemment...

Neuf pages de compo sur la guerre froide et une carto sur la Russie presque vide flanquée de sept ou huit pauvres figurés qui se battent en duel plus tard, je rends ma copie avec 15 minutes d'avance. Madame Irma observe ma carto avec une moue qui pourrait avoir toutes les significations du monde. Mais de quoi je me mêle? Peut importe, je signe et je range mes affaires en vitesse avant de prendre la fuite. Besoin d'air. J'aurais peut-être 4 points: 2 pour l'encre
et 2 pour le soin dans ma carto (Puisque je n'avais rien à mettre, je me suis énormément appliquée niveau coloriage et dessinage des flux).

Soyons positive.

Allez ce midi, on va manger en ville. Sandwichs et salades composées per tutti! Les filles me demandent les feuilles d'allemand (évidemment, elles ont séché les trois quarts des cours). Ma bonté étant légendaire, je leur tend ma pochette cartonnée qui renferme le précieux savoir indispensable à la bonne réussite d'un bac de la langue de Goethe. Et puis j'oublie, trop occupée à discuter à tort et à travers avec mes camarades littéraires pour tromper l'angoisse. Mais l'heure du début de l'épreuve arrive à grandes enjambées et il est temps de regagner le lycée. Tout le monde fouille dans son sac, à la recherche de sa convoc. Moi de même. Mais le papier est introuvable. J'ai beau chercher et retourner mon sac dans tous les sens, rien à faire.

- Je retrouve pas ma convoc.
- Hein?
- Je retrouve pas cette putain de convoc j'te dis!!

Et là, tilt. Audrey. Camille. Prêté feuilles. Feuilles dans chemise. Convoc dans chemise. Audrey ou Camille a convoc. Déjà rentrées dans le bahut. Panique.

Finalement je me présente devant les gens qui vérifient les convoc à l'entrée (même si je vois pas bien l'intérêt mais bon). On me dit de me mettre sur le côté en attendant que les autres aillent chercher Camille et Audrey. Mais comme ça dure trop, on m'autorise charitablement à entrer tout de même. Les filles ont retrouvé Audrey qui m'accueille avec des soucoupes à la place des yeux.

- Mais je l'ai pas moi ta convoc, Léa!
- ... pardon?

Je manque tomber dans les pommes quand accourt Camille, ma convoc à la main, en s'excusant et s'excusant encore. Moi je respire à fond pour éviter de l'étrangler, et à la place, je lui gueule un bon coup dessus, ça déstresse.

Le texte en allemand est super simple et dès la première lecture, j'ai presque tout pigé. En revanche les questions sont très implicites pour la plupart ,et portent sur de l'interprétation ou des détails du texte dont on n'a rien à foutre... Enfin, normalement je m'en suis pas trop mal sortie. Et il y a intérêt, parce que je compte sur l'allemand pour rattrapper un peu la philo.

Mardi soir: Je regarde la première heure du film de Visconti, le Guépard, étant donné que le roman dont il est tiré est une des quatre oeuvres au programme de littérature. Comme je commence à m'endormir, je vais me coucher à moins de la moitié du film (mais c'est déjà ça), après avoir avalé quelques citations sur Roméo et Juliette, les Contes de Perrault et le Guépard pour en foutre plein la vue à mon examinateur... (oui j'ai fait l'impasse sur Jacques le Fataliste, honte à moi...).

Mercredi 18 juin:

Tout le monde est super stressé sâchant qu'en deux heures, il est impossible de répondre à chacune des deux questions par un plan détaillé bien approfondi. Le prof qui nous surveille vient d'ailleurs de se rendre compte que l'épreuve durait 120 MINUTES.

- C'est un peu juste tout de même...

Ah tu trouves?!?! C'est marrant, nous aussi... ça fait un an qu'on se dit que c'est un peu juste comme tu dis!

Le prof passe dans les rangs et distribue les sujets. Plusieurs paires d'yeux se penchent sur leurs sujets respectifs pour lire à travers la feuille, les noms des oeuvres qui nous seront généreusement proposées. J'entends des chuchotements. "Perrault, pssst psst..., Lampedusa, pssst pssst."

Mon choix est déjà fait avant même d'avoir lu les questions.

J'ouvre mon sujet. Tout le monde fait de même, chacun étant mû par une précipitation unanime, si bien que les sujets sont retournés avec plus de violence que lors des épreuves précédentes. À l'échelle d'une vingtaine de candidats ça s'entend. Je me demande quel effet ça ferait, si tous les Terminales L de la session 2008 passaient leur épreuve de littérature dans la même salle. Un boucan de tous les diables j'imagine... Je commence à lire, les yeux rivés sur ma feuille, comme pour imprimer les questions sur ma rétine épuisée par tout ce bachotage.


Le candidat traitera l'un des sujets qui lui sont proposés et, pour le sujet choisi, il traitera dans l'ordre qui lui plaira les deux questions.


PERRAULT - DORÉ

Question 1 (8 points)

Comment percevez-vous la figure maternelle dans les Contes de Charles Perrault?
(Le pur bol, j'ai justement pas mal revu ça hier!)

Question 2 (12 points)

Comment les personnages des Contes de Charles Perrault et les gravures de Gustave Doré qui les représentent mêlent-ils humanité et animalité?
(J'aime bien la question, je pense que je vais bien m'amuser!)


LAMPEDUSA
Question 1 (8 poins)

Quelle est l'importance du chien Bendico dans le roman de Lampedusa, Le Guépard?
(Bla, bla, bla... osef je prends Perrault)

Question 2 (12 points)

Pourquoi dans Le Guépard Lampedusa a-t-il fait du Prince Salina un astronome?
(Bla, bla, bla... osef je prends Perrault)

Et vas-y que je speed comme une folle pour faire mes deux plans, composés de mes deux intros, mes deux développements, mes deux conclusions... Et, miracle, je finis à l'heure!! (bon d'accord je suis la dernière à rendre ma copie mais tout de même). Il y a des jours où l'on découvre en soi des compétences insoupçonnées.

L'avantage des épreuves de 2 heures (car il y en a un). C'est que cela laisse plus de temps pour réviser l'anglais, ultime épreuve écrite. J'ai plus de 24 heures pour me poser un peu et réviser convenablement. Je jette un oeil à mes annales pour avoir quelques expressions et du voc qui classe, je lis du Roald Dahl... Ce qui est bien aussi, c'est que l'épreuve étant à 14 heures 30 le lendemain, je peux dormir, ce dont je n'ai pas eu l'occasion depuis trois jours...

Jeudi 19 juin:

Le matin, je peux dormir un peu plus, il y a déjà un petit parfum de vacances, pas désagréable du tout. Je regarde un bout de Matilda en VO, pour me dire que décidement, j'ai bossé jusqu'au bout, et qu'en l'occurence je suis une élève sérieuse. Le midi, je mange avec mon pôpa et il m'amène à Joachim à moto. Trop la classe, isn't it? L'épreuve se passe pas trop mal, bien que je tende le dos au début. J'ai interverties mes LV1 et LV2 après 6 ans d'allemand et seulement 4 d'anglais. Donc j'ai fait de mon mieux. Le tout est que c'est pratiquement fini. Plus que l'oral d'italien!!! Rendez-vous mercredi prochain.

Mercredi 25 juin:

Dernière ligne droite avant les vacances... J'ai bien bossé mes textes, j'ai eu 15 à mon oral blanc, et je suis plutôt confiante. Il y a seulement ce texte sur lequel je ne veux pas tomber. C'est le dernier qu'on a vu, j'ai pas eu le temps de bien l'assimiler, et franchement... je vois pas trop comment je peux faire un plan dessus... Enfin, j'ai qu'une chance sur 8 ou 10 de tomber dessus. C'est donc confiante que je m'assieds sur une chaise à côté de ma salle, une demi-heure avant ma convocation. Il y a des élèves qui révisent l'anglais, d'autres les arts, moi je ne sors rien, de toute façon il n'est plus temps d'apprendre. Enfin je vois une dame sortir et appeler mon nom. Je m'approche, elle me parle tout de suite en italien. Je sors convocation, carte d'identité et liste de textes.

Elle parcourt la feuille, et je vois son doigt s'arrêter sur "Omicidio di mafia"... non... s'il-vous plait...

- Vous avez vu ce texte?

- Oui, mais...

- Vous me le sortez?

- Oui...

Je lui tends le texte en tremblant.

- Et la suite?

- Comment ça?

- Il est coupé le texte, il manque la deuxième partie.

- Ah oui c'est vrai...

Ça j'avais complètement oublié, et la prof nous avait donnés les textes à l'arrache en nous les déposant en cours de lettres. On avait du se débrouiller pour trouver deux exemplaires de chaque, et bien sûr, il y avait des oublis.

La prof, irritée me dit de me mettre au fond de la salle et elle s'installe en face d'une élève qui va passer son oral.

- Figurez-vous qu'aucun élève de votre classe n'a été capable de me donner ce texte!

Moi je ne pense plus, j'ai une boule dans la gorge, je crois que je vais pleurer, c'est un cauchemard... je vais me réveiller, il n'y a pas d'autre altérnative...Mais non. Je suis assise devant un paquet de feuilles vertes bien réelles. Alors j'écris quelque chose, tout de même. Les 20 minutes passent en un éclair. D'ailleurs l'élève qui passe me déconcentre, je me focalise sur ses paroles et me dis que forcément, j'ai un bien moins bon niveau qu'elle.

- Allez mademoiselle, c'est fini, on va y aller.

Je me lève, les jambes tremblantes et me dirige vers le bureau.

- Rassurez-vous, ce n'est pas votre faute, mais votre prof n'a pas fait son boulot. Lorsqu'on met un texte dans une liste de bac, ce n'est pas à la légère. Mais je ne vais pas vous pénaliser, (elle a dû s'apercevoir que j'étais au bord du suicide) ce n'est pas de votre faute.

Alors je commence à parler, au début, c'est horrible, elle me reprends pour toutes mes conjuguaisons, alors que j'ai tout révisé, je mélange tout. Mais je m'en sors bien. J'ai compris que c'était une férue d'art, elle a parlé musique à la candidate de tout à l'heure. Alors je lui parle de la pièce que nous avons réalisée à la fête du lycée à partir de l'article (putain d'article que j'ai révisé le moins!!) que j'ai à commenter. Lorsqu'elle apprend que j'ai joué dedans, je crois que j'ai gagné deux points, ça amortira mes conjuguaisons bancales. Quel rôle j'ai joué? Celui de Concetta. Ah! La meurtrière, me dit-elle avec une lueur d'amusement dans les yeux. À la fin, elle me sourit, me remercie, et me dit au revoir, le tout encore en italien. J'ai donc été la seule à passer sur ce texte, ai-je gagné des points pour cette raison? Je ne sais pas, et de toute manière, il n'est plus temps de se poser des questions. Dans les escaliers qui me mènent à la sortie définitive de ce lycée, je pousse un immense soupir de soulagement.

C'est FINI!
Dans le bus pour retourner à la maison. Je regarde les gens et les alentours d'un air songeur, comme une droguée. Je n'arrive pas encore à réaliser que le bac est terminé, et que demain, je vais pouvoir dormir. Mais peu importe, j'ai fini.

Résultats le 4 juillet à 9h, nouvel article d'ici peu donc...

vendredi 20 juin 2008

Bientôt bachelière?

Après ces journées de révisions et de planchage intensif, je prends un peu de temps pour glandouiller avant de potasser mon oral d'italien de mercredi prochain. Enfin, les nerfs tombent... ENFIN. Je peux désormais dormir, me relaxer un peu, faire une pose dans les trucs et autres machins à engloutir pour étaller son savoir devant un prof ébahi par tant d'érudition... Bref, déjà, l'écrit, c'est fait. Je pondrais sûrement un article sur cette période de tensions que subissent nombre d'élèves chaque année, parce que y a des choses à dire, pas des plus intéressantes, mais y en a. Le bac, c'est un évênement important pour chacun il me semble.

Sinon une grande nouvelle qui n'est pas pour me déplaire: il n'y a pas de sport obligatoire dans la prépa ou je vais! Oh... mince, c'est bien dommage... Sinon, en raison de cette fin de Terminale L, je peux enfin me replonger dans mes lectures, car paradoxalement, je crois que je n'ai jamais lu aussi peu que depuis que je suis en filière littéraire... Bon bien sûr si, des tonnes de lectures obligatoires et pas forcément désagréables, et des suggestions de bouquins aussi que j'ai essayé de respecter au maximum. Mais non. Là où j'ai le plus lu, c'était pendant les vacances d'été entre ma seconde et ma première, et entre ma première et ma terminale. Au final ça fait plus de livres lus que la moyenne des gens il me semble, mais quand même... je vais essayer de rattraper ça pendant les vacances, grâce à ma foisonnante bibliographie de prépa.

J'ai regardé le plan de la ville du Mans en essayant d'apprendre par coeur le nom des rues autour du lycée. J'ai vu des photos sous toutes les coutures de ce magnifique bahut construit en 1600. Superbe. J'admire, et j'admire encore, et je me dis qu'en vrai, ça doit être quelque chose. Ça me changera de mon actuel ex-lycée, et de ses couleurs, de son architecture d'aussi mauvais goût que sa proviseure. Enfin, ce sera plus bourge aussi, étant donné que c'est un lycée de centre-ville... Mais bon, ne faisons pas de pronostics, ni au sujet du bac d'ailleurs (surtout au sujet du bac), ils se révèlent bien souvent illusoires.

Au lieu de procrastiner et de m'extasier devant une pièce de musée utilitaire, je ferais mieux de travailler (du fameux tripalium, instrument de torture utilisé par les romains pour punir les esclaves rebels, ah, ah, quels comiques ces romains) je ferais mieux de travailler, donc, l'oral d'italien, pour l'avoir, l'occasion d'y entrer, et pas seulement en temps que touriste. N'est-ce pas?

mercredi 11 juin 2008

Départ

Comme je flânais sur youtube, à la recherche de vidéos qui pourraient concrétiser (plus que des bribes de phrases sur un forum) un bout d'existence de vie préparationnaire, je suis tombée sur un montage qui m'a un peu rassurée, et même fait rire. Une vérité évidente que je n'avais pourtant pas encore réussi à intégrer en ma conscience était que les prépas, ou du moins les hypokhâgneux, sont des humains (oui oui, comme nous!). J'espère que ma classe sera aussi sympa et pas trop prise de tête, parce que malgré les échos rassurants que j'ai récolté jusqu'à maintenant, j'appréhende encore un peu la rentrée prochaine. Mais bon, c'est un peu normal, je ne pense pas être la seule, et de toute façon j'ai toujours la même crainte avant d'entrer dans un nouvel établissement.

J'appréhende, mais surtout, j'ai franchement hâte.

mardi 10 juin 2008

Semi-fin de ma vie de lycéenne

Trois ans. Ça fait tout drôle, de constater à quel point nous ne prenions pas les profs au sérieux à notre arrivée en seconde, lorsqu'ils nous répètaient que nous nous retrouverions quelques jours avant le bac en un clignement de paupières. Ils avaient vu juste. Trois années englouties en un claquement de doigts, alors que je pensais le bac si lointain. J'avais le temps. Et voilà. Fin. The end. Comment avez-vous trouvez le film? Ma fois, un peu long à démarrer, mais ensuite on ne voit plus le temps passer! Et le jeu des acteurs, ah, une merveille... Je n'ai pas envie d'écrire un texte tire-larmes, ce n'est pas du tout mon objectif, et de toute manière, j'en suis tout à fait incapable. Mais tout de même. Tout de même...

L'année prochaine sera un changement d'univers, que j'espère très enrichissant et agréable. J'aime bien ça moi, le nouveau. Mais bon, le nouveau, c'est l'inconnu. Et l'inconnu, comme chacun sait, c'est pas trop rassurant... On sait pas trop où on tombe. Est-ce que les gens avec qui je vais passer un an voir deux seront sympas? Et les profs? Les élèves? Le lycée? Le logement? La ville? À cela s'ajoute la peur de l'échec, de l'apparition flagrante de mes failles. Serais-je à la hauteur? Est-ce que je ne me fais pas trop d'idées?

Je vais devoir quitter un lieu qui m'a accueillie une bonne partie de ces trois dernières années, un lieu que je connais presque par coeur, avec des gens inoubliables, des fous rires, des peurs, des pleurs, des affinités, des têtes nouvelles de temps en temps, de la bouffe très moyenne, des couleurs affreuses qui poussent depuis peu sur les murs, une sonnerie stridante, des douches froides dans les vestiaires lorsque la chaudière est en panne, deux trois cours séchés (en trois ans c'est pas la mort), et puis surtout tous ces délires pour renommer les élèves, les étudiants, ou les profs. Adieu donc, Grosse bouche, Chemise rose, Touffe Touffe, le psychopate, prépa-veste-marron, John Lennon, mon poète, la Croix Rouge (enfin juste la barre verticale), Papa L., Tonton C., Maman philo, Fausse Mamie Nova, la petite pomme, les mini poufs, les reines des poufs, Hippie bi, Cakosobie, Beau Cubis...

Bien sûr, je n'ai que des choses banales à dire, un catalogue de souvenirs mièvres, personnels et en même temps comme tout le monde. Et puis cet univers s'estompera, en douceur, pour laisser place à l'avenir, qui sera alors mon présent, et que j'espère aussi doré. Nouvelle vie, nouvel univers, de nombreuses surprises en perspective, mais une hésitation qui subsiste, comme devant toute décision qui suppose... une évolution.

mardi 3 juin 2008

Prose ou pipot?

Il nous faut comprendre que le temps est impitoyable, puisque nous sommes impuissants malgré nos cris perçants de panique pathétique. Et c'est tant pis. Si le pire nous épie, nous sommes des pis-ratent qui aspirent à des empires, alors le dépit nous dilapide.

Pire: nos aspirations toujours épurées périssent en purée, laissant place à notre inspiration... vraiment pire? Les hommes apprirent à leurs dépends leur péril et virent le mouvement du temps qui se profile.

Temps et fuite s'éprirent l'un de l'autre, dans une évidence de la danse si souple de leur couple. Puis, ce fut de mal en pis, et la population prise de surprise par cette absence de pierres précieuses dans cette épique vie, pria et pria encore, en proie au dépespoir, à la peur du pire. On aurait dit des pitres. Mais ils étaient seulement épuisés à la vue du temps qui passait sans s'interrompre passablement.

Dans leur incapacité à rompre le tempo, ils optèrent pour la passivité. Et petit à petit, la pente préoccupante que leur préparait le temps, ils se la représentèrent comme imparable. Bien qu'ils fussent en même temps passablement dépités, ils finirent par se persuader et par prétendre, surtout pour eux-même, que c'était tant pis... et temps pire.

dimanche 1 juin 2008

Fantaisie russe





Fantaisie russe de Leo Portnoff, au concert des élèves de l'école de musique, hier
soir. Quelques petits cafouillages de part et d'autre mais visiblement tout le monde a adoré, c'est le principal ^^ Surtout que les probabilités que j'avais de jouer avec le pianiste étaient minces (il s'était cassé le nez quelques jours avant). Enfin, je m'attendais à pire: on ne voit même pas que je tremble comme une feuille au début du morceau). Soit dit en passant, j'adore les applaudissements au début (sûrement des gens pressés de rentrer...)

En tout cas, ce fut une très belle soirée!

samedi 24 mai 2008

Fût utilité

C'est le matin, un matin bien entamé, et il pleut à torrents. Je pourrais en profiter pour réviser, mais je trénasse devant le PC, encore en pyjama et en pantoufles, alors qu'une tasse de thé vidée de son contenu est posée à côté du clavier. Je rêve, je pense, je bulle. C'est le bon plan ça, buller. Et comme d'habitude, demain soir, j'ouvrirai mon agenda et découvrirai, comble de surprise! Des tonnes ou des hectolitres de travail non fait. Alors je serai bonne pour plancher jusqu'à minuit passé. Et ce sera bien fait pour moi. Tout est une question de flemme, en rivalité permanente avec motivation. Ce soir, c'est Tour de scène, je vais encore revenir tard demain matin, à coup sûr, et mon texte pour la fête des mères qui n'est même pas fini... (comprendre, pas commencé). De toute manière, la vie est courte, il faut bien employer son temps à des futilités, c'est tout de même ce qu'il y a d'essentiel dans l'existence humaine.

vendredi 23 mai 2008

Les parfums


C'est le matin, mon réveil sonne, j'entrouvre un oeil, puis l'autre. Il règne une forte odeur de renfermé dans cette piaule... Je me traîne hors de mon lit pour essayer de me débarrasser de ce mélange de sueur et de manque d'aération. J'y parviens un peu avec mon gel douche qui sent la violette, une odeur que j'adore parce que si elle était visible, elle ressemblerait à un bonbon à la crème. Ensuite, grosse dose de déo, ça sent un peu fort, tellement que ça me pique légèrement la gorge. Étape suivante, le parfum. Amor Amor de Cacharel, sans doute aux fruits des bois. Je m'en aspèrge soigneusement, dans le cou, sur la nuque, et un peu derrière le lob des oreilles. Cette odeur forte me fait éternuer. C'est systématique.

Je descends dans la cuisine. Je me sers un thé, je fais griller des tartines. Ça forme un mélange de plantes et de pain chaud. Et de beurre fondu ou de confiture. Il y a aussi l'odeur du lait que j'utilise pour rafraichir mon thé. Parfois, le matin, l'acidité des oranges pressées envahit doucement la pièce. Après il y a le dentifrice. À la menthe bien sûr, c'est frais, et ça pique en même temps.

Je sors dans la rue. Une odeur d'essence à cause des nombreux pots d'échappement qui s'aglutinent à côté des portes de l'école. Première odeur désagréable de la journée, après celle du frigidaire qui concentre une trop grande diversité d'aliments pour ne pas rendre ce mélange un peu pénible. Je longe la route pour me rendre à mon lycée, j'évite de justesse une merde de chien d'un de ces maîtres indignes qui n'assument pas complètement leur choix de domination sur un être sensé être le meilleur ami de l'homme. Une odeur qui donne la nausée me submerge et je presse le pas. Encore une odeur forte de gazoil, forcément, deux bus viennent de se croiser pour déposer une masse d'élèves zombis à leur arrêt.
Sur le trajet, je passe à côté d'une multitude de maisons. Dans certaines d'entre elles, certains ont déjà commencé à préparer leur déjeuner, et elles exhalent une odeur de crème fraîche, de sauce au cury et d'autres épices.

Dans l'entrée du lycée, on repeint certains murs, c'est moche, mais surtout, ça pue. Une odeur oppressante, sûrement un peu toxique sinon ça irriterait pas les bronches comme ça.
Les filles et les garçons se croisent. Je passe à côté d'eux. Des unes émane un parfum fruité délicieux, les autres ont opté la plupart du temps pour un mélange peu réussi de gel pour les cheveux et d'eau de toilette trop forte. Mais parfois, ils ont préféré un simple shampoing très agréable pour des sens aux aguets. Dans la salle d'anglais, cela fait une heure que les lieux sont occupés. Et ça sent vraiment le fauve. La prof, bien intentionnée, à ouvert les fenêtres en grand pour faire entrer les odeurs de la végétation encore humide de rosée.

En philo, ça sent la craie, ou parfois le velleda. Le repas du midi s'annonce par l'air qui arrive tout droit des cuisines, transportant avec lui la friture ou la viande. Et puis il y a l'odeur de l'encre et du papier quasi permanent dans nos vies de lycéens, ainsi que celle du bois des tables et des chaises.

C'est l'heure d'aller manger. La réunion de tous les sens s'accomplit. Le pain, presque chaud, c'est encore ce qu'il y a de plus réussi. Rien d'étonnant à cela, puisque tout le monde sait que le self n'est pas le rendez-vous habituel des chefs-d'oeuvres culinaires. Mais peu importe. La mayonnaise sur les tomates, le ketchup, la mayo, les légumes verts, les frites, le sel, les viandes, le chocolat s'unissent dans un mélange un peu étrange.

Lorsque nous sortons et nous dirigeons vers les espaces de verdure, une odeur de gazon un peu humide, de feuillage, et de bois vivant et pur nous pénètre, pour se mêler au vent. Qui lui aussi à une saveur. On l'avalerait presque, son goût me reste dans la gorge.

Quel manque d'exhaustivité, un roman, tel celui de Süskind, bien que mille fois mieux réussi que mon article de novice, serait incapable, avec mille pages de plus, de décrire la foule de sensations qui accompagnent les odeurs, ni de mentionner l'infinité de parfums qui existent ici bas. J'avais juste envie de m'éclater, de partir dans mon délire le temps de quelques lignes. Toutes ces odeurs qui m'accompagnent jour après jour font tellement partie intégrante de moi-même, qu'il fallait bien qu'un jour je craque.

lundi 19 mai 2008

C'est quoi c'bordel?

Tu vois, moi quand j'suis née je me suis dit c'est quoi c'bordel?

Moi j'avais rien d'mandé, j'préfèrais franch'ment l'décor de miel

De l'autre côté du nombril

De ma maman, bonheur fragile...

Mais enfin j'me suis dit c'est quoi c'bordel?

Moi qui suis si frileuse, paresseuse

J'voulais juste un peu d'chaleur sous un manteau de rêveuse

Qui n'aspire qu'à une chose, se dorer au soleil

La vie, mais quelle galère!

Pourquoi faut-il toujours qu'on se lève...

Alors qu'on souhaite qu'une chose, c'est que la sève

De l'existence, on la sente passer comme un p'tit air

De musique éphémère

Qui fait pas souffrir

Qui donne juste à écrire

Quelles rimes un peu foireuses

Pour rendre l'attente moins douloureuse

L'attente d'un avenir trop instable

Dont seuls se souçient peu, les détenteurs de cartables

Mais moi j'me suis dit c'est quoi c'bordel?

On m'a offert une vie, mais pas de mode d'emploi

Mais moi j'me suis dit c'est quoi c'bordel?

Alors petit à p'tit, j'ai créé ma propre loi

J'ai essayé de me trouver un objectif

Des raisons de maintenir ce bout de chair actif

Histoire de récolter deux trois souvenirs

À raconter au bout de la route

Coûte que coûte, une fois devenue croûte

Pour les gamins qui entrerons dans ce monde mi-or, mi-crotte

En se demandant, si le joujou qu'on leur a flanqué entre les côtes

N'est pas une bombe à retardement sous une carapace de vitalité

Mais les deux, si on y pense, ne sont pas incompatibles

Puisqu'on est pas à l'abri d'un pétage de fusible

Et que le destin de tout mouvement... est bien celui de s'arrêter.

Stop bullying

J'ai eu une révélation il y a peu de temps, grâce au cours d'anglais. Une chanson, ou plutôt non, un poème mis en musique, sur l'exclusion et la discrimination à l'école. Je n'irai pas jusqu'à dire que ce poème, c'est moi, au risque de paraître pleurnicharde et fille à sa maman. De façon plus générale, ce texte dénonce les persécutions et les discriminations que peuvent subir certaines personnes au cours de leur vie. L'être humain est un être social, qui a besoin des autres comme repères (cf: Sartre: "je reconnais que je suis autrui comme autrui me voit"). C'est un poème qui s'est emparé de moi, par son style d'écriture et par son sujet, si graves, si profonds. Vous pourrez trouver le clip de ce poème ici. Et pour les feignants, 'y a même la vidéo plus bas, que j'ai mis deux jours à trouver sur youtube (la grosse douée) Je me suis dispensée de faire une traduction, le texte étant, il me semble, assez facile à comprendre pour un français lambda. Juste deux trois petits mots de vocabulaire:

to bully: malmener, martyriser
to scare: effrayer
the peers: les pairs, les égaux
to drown: noyer, se noyer
the scorn: le mépris, le dédain

Voilà, bonne lecture.

I am the person you bullied at school

I am the person who didn't know how to be cool

I am the person that you alienated

I am the person you ridiculed and hated

I am the person who sat on her own

I am the person who walked home alone

I am the person you scared everyday

I am the person who had nothing to say

I am the person with hurt in her eyes

I am the person you never saw cry

I am the person living alone with her fears

I am the person destroyed by her peers

I am the person who drowned in your scorn

I am the person who wished she hadn't been born

I am the person you destroyed for "fun"

I am the person, but not the only one.

I am the person whose name you don't know

I am the person who just can't let go

I am the person who had feelings, too

And I was a person, just like you.

dimanche 11 mai 2008

Quand on a rien à dire, on raconte sa vie



Programme du samedi 10 mai:


- Activité commencée sur les coups de 19h30 avec un dîner achevé par de la glace à la vanille.

- 21h30: Fringale avant sortie ---> encore une petite boule de glace? Deux? Avec quelques mini cookis? C'est tout petit, ça fait pas de mal...

- 22h10: ciné entre potes ---> Claire, j'ai une petite faim, je prendrais bien du pop corn ^^'
5€ les deux pots?!? Mais c'est une affaire! Allez c'est mon jour de générosité, popcorn per tutti! Chomp, chomp, j'adore macher pendant le film, et fouiller pendant deux heures dans le pot de moins en moins plein (ou de plus en plus vide, c'est selon les points de vue). Bataille de pop corn!!! Taïooooo!!!

Trois heures de pub plus tard: écran noir avant la véritable scéance. Tiens, j'ai une blague à vous raconter! Alors c'est l'histoire de Thomas, qui invite sa mère à dîner...

Recrunchage de popcorn. Voilà le film qui commence! Ouah, les doublages de merde... et regarde-moi la gueule de pouf qu'elle a celle-là! Ouaaaarf trop drôle ce film d'horreur, les gags cartoonesques qu'il y a!!! Aaaah, moins drôle maintenant ^^' Au secours maman c'est horriiiibleueueu!!! Mais il lui a vraiment déchiqueté le cou avec les dents, mais comment c'est possible?? Ouiiin je veux rentrer chez moi!!!

- 00h05: Je rentre à ma maison après avoir parlé de films d'horreurs pendant tout le trajet. Escalier sombre. Trop sombre. Je monte en vitesse en fermant les yeux, viiiite sinon le zombie i'va te manger toute cruuuue! J'allume la lumière de la salle de bains: pas de zombie. J'allume celle de ma chambre, puis je vais éteindre la lumière de la salle de bains. Je reviens dans ma chambre. Je mets le verrou! Surtout!! Ne PAS oublier le verrou... Mais t'as bien vu tout à l'heure, les zombis ils arrivaient à défoncer des portes en fer ^^'
Et alors, si j'ai envie de verrouiller ma porte , je verrouille ma porte, j'ai pas à me justifier! ><

- 00h15: En train de lire "Monsieur Malaussène" pour faire la transition entre le serial cannibalisme collectif et mon sommeil d'angoissée éternelle. Julius le chien vient de faire sa crise d'épilepsie et ils sont en train de détruire le dernier cinéma de Belleville. Cissou la Neige se suicide en se pendant au plafond. Fin du chapitre. Sympathique...

Allez maintenant... je dors?

mardi 6 mai 2008

Carpe Diem



- Mes deux obsessions dans la vie: les amis, la beauté... et la jeunesse aussi.


- Ça fait trois là, nan?


- Ta gueule.




Il jette un regard dédaigneux à sa feuille A4 encore vierge où aurait du figurer un exercice sur les dérivés et deux sur les équations différencielles , puis se retourne vers son ordinateur portable. Comme chaque soir, entre 19h30 et plus de minuit, il se réfugie sur le tchat pour choper des adresses msn et se créer des relations bidon. Du vide. De la barbapapa. Le premier pseudo féminin sur lequel il clique, c'est Juliette44. Elles s'appellent tout comme ça. Mais lui il s'en fout, il veut juste un peu d'humanité. Le pauvre, il a 17 ans bien entâmés, toujours pas de copine, et ses potes ont tous foutu le camp depuis qu'il passe ses journées derrière la multitude d'écrans qui décorent sa chambre.

- Slt ta msn stp?

Il a rajouté le "stp" après réflexion, pour ne pas la faire fuire. Parce qu'en temps habituel, elles l'ignorent superbement comme elles le font avec tous les pervers du net. Ou dans le meilleur des cas, elles acceptent de discuter avec lui le temps d'une semaine et demi avant de le supprimer de leurs contacts, comme un mouchoir usager. Plus rien à voir, circulez.

Mais cette fois, ça se passe différemment. La petite voix artificielle qu'il s'amuse à imaginer en voyant les mots de ses interlocutrices mi-virtuelles s'afficher sur l'écran, ne ressemble à aucune de celles qu'il a connues par ailleurs.

- Si tu penses que tu as le temps, tu te trompes. L'existence humaine est brève, tu n'as rien à attendre de la mort petit gothique adolescent dépressif. Dévore et savoure la vie seconde après seconde. Jouis de tout, mais aussi de rien. Ne bousille pas ta vie derrière cet écran, ta jeunesse s'effrite sans même que tu t'en rendes compte. Espère un peu, secoues-toi beaucoup, vie la vie, merde!

Je ne suis que quelques mots agencés dans un certain ordre, rien de plus. Je ne suis que pure fiction servant à alimenter tes fantasmes de jeune zombie en mal d'amour. Si tu me rencontrais, tu serais forcément déçu, car l'imagination humaine est non seulement la plus belle chose du monde mais aussi et surtout la pire des tromperies sensorielles qui existent ici bas. La vie se savoure avec les hommes, non avec les choses.

Les illusions sont sources d'un bonheur illusoire.

les différents outils informatiques te rendent schizophrène, grâce à eux, tu peux te redéfinir comme tu voudrais être, mais ce n'est pas toi, ça ne le sera jamais, alors accepte d'être toi-même, Clément, acceptes-toi.

Carpe Diem.

Clément a les larmes aux yeux, le souffle coupé, il n'a pas réussi à placer un seul mot dans la conversation. Lui qui n'avait plus pleuré depuis l'âge de ses sept ans, lorsque les garçons de sa classe n'avaient pas voulu de lui dans leur groupe, le voilà qui chiale, tel un môme qui se voit refuser une part de gâteau au chocolat. Soudain, l'écran de son PC portable lui donne la nausée, il éteind bruillament la cause de ses malheurs et tombe dans un sommeil sans rêves. L'année prochaine, il aura divisé son temps passé sur Internet par dix, arrêté de sécher les cours, appri à discuter avec les gens de sa classe, et surtout, ira aux fêtes étudiantes.

Son père a eu une riche idée en se cachant derrière Juliette44, le seul hic, c'est que Clément passe désormais plus de temps à l'extérieur, en fêtes et sorties plus nombreuses encore que variées, que dans sa chambre sur ses devoirs. En un mot: il ne fiche strictement rien. Le géniteur commence alors à élaborer un nouveau stratagème pour mettre son fils au boulot.....


En hommage à Clément le no-life.

dimanche 4 mai 2008

Élan vers le néant

J'ai envie de me coucher tard. Je ne sais pas exactement pourquoi, peut-être parce que demain c'est lundi et qu'il faudra y retourner. J'ai tellement envie d'écrire le meilleur article de toute ma vie. Là, maintenant, tout de suite. Mais en fait non. Parce que ce serait pas drôle, je m'ennuyerais tout le reste du temps. Et comme je m'ennuie souvent... Mieux vaut pas.

Envie de changer d'air...

D'être ailleurs.

Et ici en même temps.

Envie de toucher le ciel, de goûter le monde même si c'est douloureux, peu m'importe.

Je veux exister, être quelqu'un parmi les humains. Je veux m'envoler, trouver ce que je cherche, même sans savoir de quoi il s'agit.

Je veux être moi et quelqu'un d'autre en même temps, mon idéal, être parfaite en mon genre.

Je voudrais la félicité absolue, le bonheur éternel sans bosses ni failles.

Je voudrais le monde et même plus si possible, je voudrais le palais des désirs satisfaits mais pas morts pour autant.

Posséder...

Aimer, être vivante, heureuse, épanouie, moi, moi, moi...

Et si tout cela n'était qu'un rêve? Peut-être qu'un jour j'aurais tout cela, et que ce que j'attends de la vie se trouvera tout simplement à mes pieds. Mais serait-ce drôle, dès lors?

Je n'en sais trop rien à vrai dire...

Je veux garder les yeux grands ouverts sur le monde sans jamais ciller. Et me tenir face à lui sans fléchir..., sans réfléchir? Non, ça serait trop me demander bien que certainement bien plus reposant pour tout le monde.

Seulement je ne réfléchis pas, ou trop peu. Je préfère rêver.



Free style

De temps en temps, je me marre toute seule en imaginant des conversations farfelues. Des discussions où deux potes parleraient de trucs inintéressants comme cela arrive souvent dans notre courte vie. Et là, admettons que ce doient deux copines, l'une disant à l'autre:
- Alors comment tu trouves ma nouvelle coupe?
- Super moche, dis-moi vite qui est ton coiffeur que j'aille pas lui laisser mon fric en échange d'un massacre chevelu.

(Là, la pauvre fille part en chialant)

Autre cas de figure:
- Alors il te plait mon cadeau?
- T'aurais mieux fait de t'abstenir enfin non... je vais pouvoir le revendre comme ça, ce sera toujours ça de pris.

- Salut, ça va?
(pourquoi entame t-on toujours une conversation de cette façon? C'est rasant à la longue...)

- Pas salut, ça ne va pas?
- Pas bonjour le moins du monde! J'espère que tu as un moral exécrable aujourd'hui!

- En ne vous remerciant pas!
- Merci bien pas! Je ne reviendrais pas, vos articles, c'est de la merde!
(dans un tout autre registre, l'article présent aussi. Ja, c'est de la merde de breumière qualität)

- C'est un nouveau haut?
- Oui! (attendant un compliment)
- L'est moche.

- Je peux emprunter ton crayon s'il-te-plait?
- Non, t'as qu'à avoir tes affaires, tir-au-flan.

- Je suis enceinte!
- Oh... toutes mes condoléances...

- J'ai perdu 7 kilos!
- Ça ne se voit absolument pas! C'est remarquable, mes félicitations.

Un peu de délire en solitaire de temps à autre, ça n'a pas de prix...

samedi 26 avril 2008

En route pour la baie de lauriers (baccalauréat)


J'ai la maison pour moi toute seule depuis hier et jusqu'à demain ^^ Ça va être la teuf tout le week-end <3
Bien sûr il y a toujours la petite musique qui me rappelle de pas trop déconner, cette petite rengaine lancinante, ce riff étourdissant que je réécoute à chaque fois que je rencontre profs, amis, famille ou même inconnus croisés par hasard: "bac, bac, bac!"; "bac?"; "et le bac, c'est quand?"; "ah! Bientôt le bac!"; t'as commencé tes révisions pour le bac?"; "et tu fais quoi après le..." Bon bref, vous avez compris, hem... Ce que les gens ont le don de vous casser le moral, même gentiment! En même temps, heureusement qu'ils sont là, je bosserais encore moins sinon, ça pour sûr. Ouai.

Mais enfin toujours est-il que je suis heureuse ou du moins que j'essaye au maximum de me rapprocher de mon bonheur idéal, même si je doute que l'on puisse y accéder étant donné que l'homme est un être de désirs et qu'il est en permanente insatisfaction.

Allez, cure de noix et de poisson jusqu'au jour J pour la mémoire.



Hem,, madame, j'ai juste une petite question, ça porte chance de bouffer du laurier avant l'exam ou c'est mieux de le fumer?



vendredi 25 avril 2008

Chroniques d'une Blurgzienne

Depuis le temps que je travaille à ce site, je pense que le moment est venu pour moi de me présenter afin que vous en sachiez un peu plus sur cet étrange spécimen qui écrit des billets à tort et à travers sans but évident pour un être normalement constitué.

Voilà, j
e suis une envoyée de la planète Blurgz ayant pour mission d'étudier le comportement-considéré après mes expériences comme basique et très prévisible-des humains. Pour faire mon diagnostic, j'ai donc choisi deux spécimens de sexe féminin qui feraient office de cobayes pour mes recherches (en effet, j'avais pour mission d'étudier les raisons pour lesquelles les femelles humaines-appelées femmes-ne sont pas au pouvoir étant pourtant d'un niveau intellectuel supérieur à celui de leurs congénères de sexe masculin).

C'est pourquoi, grâce à la technologie
de mon corps,(lentilles de contact servant à scanner les différents composants du corps humain ainsi qu' à garder contact avec mes congénères blurgziens, tympans ultra-violets, lunettes permettant de repérer les organes vitaux et de voir les chaînes ADN), je prélevai des échantillons d' ADN humains par différents procédés(lapidation, écartèlement ...etc) et j'extrayais(et oui, le passé simple du verbe extraire n'existe pas! Formidable comme langue non? Un conseil, mettez vous au Blurgzien c'est tellement plus commode à apprendre...) et j'extrayais, dis-je, des échantillons d'organes , d'yeux, de tissus, de muscles, d'os, de poils en tous genres...etc.

Je rapportai ensuite cette ADN chez moi car nous avions pour projet de faire des clones humains à par
tir de ces échantillons. Par ce procédé, nous envahirions la Terre plus facilement ce qui entraînerait la maîtrise totale des êtres vivants et composants de cette planète. Nous avions également pour projet de capturer des humains pour étudier leur adaptation à l'atmosphère blurgzienne.

Quelques milliers d'années plus tard, après avoir tant convoité la population humaine, mon peuple à découvert que le sang(dont nous étions tous dépourvus) était primordiale à l'élaboration des clones, d'où l'idée de mettre la main sur les échantillons de prises de sang dans des hôpitaux soigneusement choisis.

Pendant mon séjour sur la planète Bleue, j'ai rencontré deux consœurs de planètes voisines (Blubz et Rlubz). Nous avons beaucoup discuté afin de comprendre pour quelles raisons nos planètes respectives avaient des noms si ressemblants. Nous avons conclu qu'il ne s'agissait pas d'une simple coïncidence. La véritable cause de cette ressemblance tenait du fait que nous provenions d'une bactérie commune s'étant divisée il y a quelques milliards d'années. C'est pourquoi, ayant la même forme d'intelligence, nous avions eu à quelques détails près la même idée de nom pour baptiser notre planète.


Les membres de ma communauté blurgzienne sont identiques à tout point de vue: ils ont tous le même cerveau, ont des gènes identiques, sont tous verts et ont un patrimoine génétique semblable. Pour ma part, je possède les gènes mutants de plusieurs bovidés (génisse, veau, taureau). En effet, j'ai récemment mutilé des bovidés afin de
m' approprier certains de leurs gènes comme le témoignent les photos et articles que vous trouverez sur la page web suivante: http://maledictions.skyblog.com/4.html

Pour que les humains n'aient pas de soupçons ou réussissent à découvrir ma véritable identité, j'ai usé d'un stratagème infaillible en laissant sur mon passage des traces de « capsules ovales » qu'ils appellent « ovnies »(Objet Volant Non Identifié), afin de les plier à l'idée qu'ils se font de nous mais également parce que les preuves de notre existence sont tellement évidentes qu'ils penseront à un acte de vandalisme d'un de leur race.

Que c'est naïf un humain...