jeudi 17 avril 2008

Remplissage

Il pleut. Je suis agréablement seule dans ma chambre et je réfléchis. Je pense au monde, aux gens, à un peu tout et j'essaye d'avancer le bouquin en cours (très modeste) de rédaction. Mais je crois que pour aujourd'hui, je ne pourrais plus tirer grand chose de mon cerveau. Peu importe, je l'aurais un jour cette imagination, je la maîtriserais. En attendant je picore à droite à gauche, dans les livres que je lis, les manuels d'histoire, les cours de philo, pour me dire que je suis moins con. En tartinant des pages en ligne de mes pensées les plus superficielles, je me dis que j'avance, que peut-être ça m'aide de faire tout ça. C'est vrai qu'écrire du vide à longueur de journée ça aide à prendre sa place parmis les six milliards d'extra-lunaires qui peuplent la planète (jadis) bleue.
Je suis fatiguée de tourner en rond.
Et pis merde, je sens que je vais pas le finir cet article, l'est moche, il me plait pas.

Mon rasboras est quasiment aussi larvesque que moi: dans un coin du bocal sans bouger. Ouai c'est à peu près moi. Sauf que j'ai un avantage sur mon poiscaille,c 'est que j'ai une demi seconde de mémoire de plus que lui.

Bon, je vais peut-être me remettre au boulot au lieu de débiter des âneries pour le plaisir (c'est ça qu'est malheureux). Comme ça j'aurais le sentiment d'être utile à quelque chose.

Je sais pas combien de fois j'utilise les expressions: "j'ai le sentiment", j'ai l'impression", "c'est comme si" etc... dans mes articles bizarres. En fait, je ne vis pas pour la vie, je vis pour ce qu'il y a derrière. Et non ce n'est pas la mort! J'en ai par dessus la tête du pragmatisme ambiant...

Et puis voilà, j'écris encore pour ne rien... apporter de ma présence ici. Tant pis, j'essayrai de mieux faire, dans des jours trop éloignés de ce présent pour se les représenter comme potentiellement à venir.

Aucun commentaire: