samedi 24 mai 2008
vendredi 23 mai 2008
Les parfums

C'est le matin, mon réveil sonne, j'entrouvre un oeil, puis l'autre. Il règne une forte odeur de renfermé dans cette piaule... Je me traîne hors de mon lit pour essayer de me débarrasser de ce mélange de sueur et de manque d'aération. J'y parviens un peu avec mon gel douche qui sent la violette, une odeur que j'adore parce que si elle était visible, elle ressemblerait à un bonbon à la crème. Ensuite, grosse dose de déo, ça sent un peu fort, tellement que ça me pique légèrement la gorge. Étape suivante, le parfum. Amor Amor de Cacharel, sans doute aux fruits des bois. Je m'en aspèrge soigneusement, dans le cou, sur la nuque, et un peu derrière le lob des oreilles. Cette odeur forte me fait éternuer. C'est systématique.
Je descends dans la cuisine. Je me sers un thé, je fais griller des tartines. Ça forme un mélange de plantes et de pain chaud. Et de beurre fondu ou de confiture. Il y a aussi l'odeur du lait que j'utilise pour rafraichir mon thé. Parfois, le matin, l'acidité des oranges pressées envahit doucement la pièce. Après il y a le dentifrice. À la menthe bien sûr, c'est frais, et ça pique en même temps.
Je sors dans la rue. Une odeur d'essence à cause des nombreux pots d'échappement qui s'aglutinent à côté des portes de l'école. Première odeur désagréable de la journée, après celle du frigidaire qui concentre une trop grande diversité d'aliments pour ne pas rendre ce mélange un peu pénible. Je longe la route pour me rendre à mon lycée, j'évite de justesse une merde de chien d'un de ces maîtres indignes qui n'assument pas complètement leur choix de domination sur un être sensé être le meilleur ami de l'homme. Une odeur qui donne la nausée me submerge et je presse le pas. Encore une odeur forte de gazoil, forcément, deux bus viennent de se croiser pour déposer une masse d'élèves zombis à leur arrêt.
Sur le trajet, je passe à côté d'une multitude de maisons. Dans certaines d'entre elles, certains ont déjà commencé à préparer leur déjeuner, et elles exhalent une odeur de crème fraîche, de sauce au cury et d'autres épices.
Dans l'entrée du lycée, on repeint certains murs, c'est moche, mais surtout, ça pue. Une odeur oppressante, sûrement un peu toxique sinon ça irriterait pas les bronches comme ça.
Les filles et les garçons se croisent. Je passe à côté d'eux. Des unes émane un parfum fruité délicieux, les autres ont opté la plupart du temps pour un mélange peu réussi de gel pour les cheveux et d'eau de toilette trop forte. Mais parfois, ils ont préféré un simple shampoing très agréable pour des sens aux aguets. Dans la salle d'anglais, cela fait une heure que les lieux sont occupés. Et ça sent vraiment le fauve. La prof, bien intentionnée, à ouvert les fenêtres en grand pour faire entrer les odeurs de la végétation encore humide de rosée.
En philo, ça sent la craie, ou parfois le velleda. Le repas du midi s'annonce par l'air qui arrive tout droit des cuisines, transportant avec lui la friture ou la viande. Et puis il y a l'odeur de l'encre et du papier quasi permanent dans nos vies de lycéens, ainsi que celle du bois des tables et des chaises.
C'est l'heure d'aller manger. La réunion de tous les sens s'accomplit. Le pain, presque chaud, c'est encore ce qu'il y a de plus réussi. Rien d'étonnant à cela, puisque tout le monde sait que le self n'est pas le rendez-vous habituel des chefs-d'oeuvres culinaires. Mais peu importe. La mayonnaise sur les tomates, le ketchup, la mayo, les légumes verts, les frites, le sel, les viandes, le chocolat s'unissent dans un mélange un peu étrange.
Lorsque nous sortons et nous dirigeons vers les espaces de verdure, une odeur de gazon un peu humide, de feuillage, et de bois vivant et pur nous pénètre, pour se mêler au vent. Qui lui aussi à une saveur. On l'avalerait presque, son goût me reste dans la gorge.
Quel manque d'exhaustivité, un roman, tel celui de Süskind, bien que mille fois mieux réussi que mon article de novice, serait incapable, avec mille pages de plus, de décrire la foule de sensations qui accompagnent les odeurs, ni de mentionner l'infinité de parfums qui existent ici bas. J'avais juste envie de m'éclater, de partir dans mon délire le temps de quelques lignes. Toutes ces odeurs qui m'accompagnent jour après jour font tellement partie intégrante de moi-même, qu'il fallait bien qu'un jour je craque.
lundi 19 mai 2008
C'est quoi c'bordel?
Tu vois, moi quand j'suis née je me suis dit c'est quoi c'bordel?
Moi j'avais rien d'mandé, j'préfèrais franch'ment l'décor de miel
De l'autre côté du nombril
De ma maman, bonheur fragile...
Mais enfin j'me suis dit c'est quoi c'bordel?
Moi qui suis si frileuse, paresseuse
J'voulais juste un peu d'chaleur sous un manteau de rêveuse
Qui n'aspire qu'à une chose, se dorer au soleil
La vie, mais quelle galère!
Pourquoi faut-il toujours qu'on se lève...
Alors qu'on souhaite qu'une chose, c'est que la sève
De l'existence, on la sente passer comme un p'tit air
De musique éphémère
Qui fait pas souffrir
Qui donne juste à écrire
Quelles rimes un peu foireuses
Pour rendre l'attente moins douloureuse
L'attente d'un avenir trop instable
Dont seuls se souçient peu, les détenteurs de cartables
Mais moi j'me suis dit c'est quoi c'bordel?
On m'a offert une vie, mais pas de mode d'emploi
Mais moi j'me suis dit c'est quoi c'bordel?
Alors petit à p'tit, j'ai créé ma propre loi
J'ai essayé de me trouver un objectif
Des raisons de maintenir ce bout de chair actif
Histoire de récolter deux trois souvenirs
À raconter au bout de la route
Coûte que coûte, une fois devenue croûte
Pour les gamins qui entrerons dans ce monde mi-or, mi-crotte
En se demandant, si le joujou qu'on leur a flanqué entre les côtes
N'est pas une bombe à retardement sous une carapace de vitalité
Mais les deux, si on y pense, ne sont pas incompatibles
Puisqu'on est pas à l'abri d'un pétage de fusible
Et que le destin de tout mouvement... est bien celui de s'arrêter.
Moi j'avais rien d'mandé, j'préfèrais franch'ment l'décor de miel
De l'autre côté du nombril
De ma maman, bonheur fragile...
Mais enfin j'me suis dit c'est quoi c'bordel?
Moi qui suis si frileuse, paresseuse
J'voulais juste un peu d'chaleur sous un manteau de rêveuse
Qui n'aspire qu'à une chose, se dorer au soleil
La vie, mais quelle galère!
Pourquoi faut-il toujours qu'on se lève...
Alors qu'on souhaite qu'une chose, c'est que la sève
De l'existence, on la sente passer comme un p'tit air
De musique éphémère
Qui fait pas souffrir
Qui donne juste à écrire
Quelles rimes un peu foireuses
Pour rendre l'attente moins douloureuse
L'attente d'un avenir trop instable
Dont seuls se souçient peu, les détenteurs de cartables
Mais moi j'me suis dit c'est quoi c'bordel?
On m'a offert une vie, mais pas de mode d'emploi
Mais moi j'me suis dit c'est quoi c'bordel?
Alors petit à p'tit, j'ai créé ma propre loi
J'ai essayé de me trouver un objectif
Des raisons de maintenir ce bout de chair actif
Histoire de récolter deux trois souvenirs
À raconter au bout de la route
Coûte que coûte, une fois devenue croûte
Pour les gamins qui entrerons dans ce monde mi-or, mi-crotte
En se demandant, si le joujou qu'on leur a flanqué entre les côtes
N'est pas une bombe à retardement sous une carapace de vitalité
Mais les deux, si on y pense, ne sont pas incompatibles
Puisqu'on est pas à l'abri d'un pétage de fusible
Et que le destin de tout mouvement... est bien celui de s'arrêter.
Stop bullying
J'ai eu une révélation il y a peu de temps, grâce au cours d'anglais. Une chanson, ou plutôt non, un poème mis en musique, sur l'exclusion et la discrimination à l'école. Je n'irai pas jusqu'à dire que ce poème, c'est moi, au risque de paraître pleurnicharde et fille à sa maman. De façon plus générale, ce texte dénonce les persécutions et les discriminations que peuvent subir certaines personnes au cours de leur vie. L'être humain est un être social, qui a besoin des autres comme repères (cf: Sartre: "je reconnais que je suis autrui comme autrui me voit"). C'est un poème qui s'est emparé de moi, par son style d'écriture et par son sujet, si graves, si profonds. Vous pourrez trouver le clip de ce poème ici. Et pour les feignants, 'y a même la vidéo plus bas, que j'ai mis deux jours à trouver sur youtube (la grosse douée) Je me suis dispensée de faire une traduction, le texte étant, il me semble, assez facile à comprendre pour un français lambda. Juste deux trois petits mots de vocabulaire:
to bully: malmener, martyriser
to scare: effrayer
the peers: les pairs, les égaux
to drown: noyer, se noyer
the scorn: le mépris, le dédain
Voilà, bonne lecture.
I am the person you bullied at school
I am the person who didn't know how to be cool
I am the person that you alienated
I am the person you ridiculed and hated
I am the person who sat on her own
I am the person who walked home alone
I am the person you scared everyday
I am the person who had nothing to say
I am the person with hurt in her eyes
I am the person you never saw cry
I am the person living alone with her fears
I am the person destroyed by her peers
I am the person who drowned in your scorn
I am the person who wished she hadn't been born
I am the person you destroyed for "fun"
I am the person, but not the only one.
I am the person whose name you don't know
I am the person who just can't let go
I am the person who had feelings, too
And I was a person, just like you.
to bully: malmener, martyriser
to scare: effrayer
the peers: les pairs, les égaux
to drown: noyer, se noyer
the scorn: le mépris, le dédain
Voilà, bonne lecture.
I am the person you bullied at school
I am the person who didn't know how to be cool
I am the person that you alienated
I am the person you ridiculed and hated
I am the person who sat on her own
I am the person who walked home alone
I am the person you scared everyday
I am the person who had nothing to say
I am the person with hurt in her eyes
I am the person you never saw cry
I am the person living alone with her fears
I am the person destroyed by her peers
I am the person who drowned in your scorn
I am the person who wished she hadn't been born
I am the person you destroyed for "fun"
I am the person, but not the only one.
I am the person whose name you don't know
I am the person who just can't let go
I am the person who had feelings, too
And I was a person, just like you.
dimanche 11 mai 2008
Quand on a rien à dire, on raconte sa vie

Programme du samedi 10 mai:
- Activité commencée sur les coups de 19h30 avec un dîner achevé par de la glace à la vanille.
- 21h30: Fringale avant sortie ---> encore une petite boule de glace? Deux? Avec quelques mini cookis? C'est tout petit, ça fait pas de mal...
- 22h10: ciné entre potes ---> Claire, j'ai une petite faim, je prendrais bien du pop corn ^^'
5€ les deux pots?!? Mais c'est une affaire! Allez c'est mon jour de générosité, popcorn per tutti! Chomp, chomp, j'adore macher pendant le film, et fouiller pendant deux heures dans le pot de moins en moins plein (ou de plus en plus vide, c'est selon les points de vue). Bataille de pop corn!!! Taïooooo!!!
Trois heures de pub plus tard: écran noir avant la véritable scéance. Tiens, j'ai une blague à vous raconter! Alors c'est l'histoire de Thomas, qui invite sa mère à dîner...
Recrunchage de popcorn. Voilà le film qui commence! Ouah, les doublages de merde... et regarde-moi la gueule de pouf qu'elle a celle-là! Ouaaaarf trop drôle ce film d'horreur, les gags cartoonesques qu'il y a!!! Aaaah, moins drôle maintenant ^^' Au secours maman c'est horriiiibleueueu!!! Mais il lui a vraiment déchiqueté le cou avec les dents, mais comment c'est possible?? Ouiiin je veux rentrer chez moi!!!
- 00h05: Je rentre à ma maison après avoir parlé de films d'horreurs pendant tout le trajet. Escalier sombre. Trop sombre. Je monte en vitesse en fermant les yeux, viiiite sinon le zombie i'va te manger toute cruuuue! J'allume la lumière de la salle de bains: pas de zombie. J'allume celle de ma chambre, puis je vais éteindre la lumière de la salle de bains. Je reviens dans ma chambre. Je mets le verrou! Surtout!! Ne PAS oublier le verrou... Mais t'as bien vu tout à l'heure, les zombis ils arrivaient à défoncer des portes en fer ^^'
Et alors, si j'ai envie de verrouiller ma porte , je verrouille ma porte, j'ai pas à me justifier! ><
- 00h15: En train de lire "Monsieur Malaussène" pour faire la transition entre le serial cannibalisme collectif et mon sommeil d'angoissée éternelle. Julius le chien vient de faire sa crise d'épilepsie et ils sont en train de détruire le dernier cinéma de Belleville. Cissou la Neige se suicide en se pendant au plafond. Fin du chapitre. Sympathique...
Allez maintenant... je dors?
mardi 6 mai 2008
Carpe Diem
- Mes deux obsessions dans la vie: les amis, la beauté... et la jeunesse aussi.
- Ça fait trois là, nan?
- Ta gueule.
Il jette un regard dédaigneux à sa feuille A4 encore vierge où aurait du figurer un exercice sur les dérivés et deux sur les équations différencielles , puis se retourne vers son ordinateur portable. Comme chaque soir, entre 19h30 et plus de minuit, il se réfugie sur le tchat pour choper des adresses msn et se créer des relations bidon. Du vide. De la barbapapa. Le premier pseudo féminin sur lequel il clique, c'est Juliette44. Elles s'appellent tout comme ça. Mais lui il s'en fout, il veut juste un peu d'humanité. Le pauvre, il a 17 ans bien entâmés, toujours pas de copine, et ses potes ont tous foutu le camp depuis qu'il passe ses journées derrière la multitude d'écrans qui décorent sa chambre.
- Slt ta msn stp?
Il a rajouté le "stp" après réflexion, pour ne pas la faire fuire. Parce qu'en temps habituel, elles l'ignorent superbement comme elles le font avec tous les pervers du net. Ou dans le meilleur des cas, elles acceptent de discuter avec lui le temps d'une semaine et demi avant de le supprimer de leurs contacts, comme un mouchoir usager. Plus rien à voir, circulez.
Mais cette fois, ça se passe différemment. La petite voix artificielle qu'il s'amuse à imaginer en voyant les mots de ses interlocutrices mi-virtuelles s'afficher sur l'écran, ne ressemble à aucune de celles qu'il a connues par ailleurs.
- Si tu penses que tu as le temps, tu te trompes. L'existence humaine est brève, tu n'as rien à attendre de la mort petit gothique adolescent dépressif. Dévore et savoure la vie seconde après seconde. Jouis de tout, mais aussi de rien. Ne bousille pas ta vie derrière cet écran, ta jeunesse s'effrite sans même que tu t'en rendes compte. Espère un peu, secoues-toi beaucoup, vie la vie, merde!
Je ne suis que quelques mots agencés dans un certain ordre, rien de plus. Je ne suis que pure fiction servant à alimenter tes fantasmes de jeune zombie en mal d'amour. Si tu me rencontrais, tu serais forcément déçu, car l'imagination humaine est non seulement la plus belle chose du monde mais aussi et surtout la pire des tromperies sensorielles qui existent ici bas. La vie se savoure avec les hommes, non avec les choses.
Les illusions sont sources d'un bonheur illusoire.
les différents outils informatiques te rendent schizophrène, grâce à eux, tu peux te redéfinir comme tu voudrais être, mais ce n'est pas toi, ça ne le sera jamais, alors accepte d'être toi-même, Clément, acceptes-toi.
Carpe Diem.
Clément a les larmes aux yeux, le souffle coupé, il n'a pas réussi à placer un seul mot dans la conversation. Lui qui n'avait plus pleuré depuis l'âge de ses sept ans, lorsque les garçons de sa classe n'avaient pas voulu de lui dans leur groupe, le voilà qui chiale, tel un môme qui se voit refuser une part de gâteau au chocolat. Soudain, l'écran de son PC portable lui donne la nausée, il éteind bruillament la cause de ses malheurs et tombe dans un sommeil sans rêves. L'année prochaine, il aura divisé son temps passé sur Internet par dix, arrêté de sécher les cours, appri à discuter avec les gens de sa classe, et surtout, ira aux fêtes étudiantes.
Son père a eu une riche idée en se cachant derrière Juliette44, le seul hic, c'est que Clément passe désormais plus de temps à l'extérieur, en fêtes et sorties plus nombreuses encore que variées, que dans sa chambre sur ses devoirs. En un mot: il ne fiche strictement rien. Le géniteur commence alors à élaborer un nouveau stratagème pour mettre son fils au boulot.....
En hommage à Clément le no-life.
dimanche 4 mai 2008
Élan vers le néant
J'ai envie de me coucher tard. Je ne sais pas exactement pourquoi, peut-être parce que demain c'est lundi et qu'il faudra y retourner. J'ai tellement envie d'écrire le meilleur article de toute ma vie. Là, maintenant, tout de suite. Mais en fait non. Parce que ce serait pas drôle, je m'ennuyerais tout le reste du temps. Et comme je m'ennuie souvent... Mieux vaut pas.
Envie de changer d'air...
D'être ailleurs.
Et ici en même temps.
Envie de toucher le ciel, de goûter le monde même si c'est douloureux, peu m'importe.
Je veux exister, être quelqu'un parmi les humains. Je veux m'envoler, trouver ce que je cherche, même sans savoir de quoi il s'agit.
Je veux être moi et quelqu'un d'autre en même temps, mon idéal, être parfaite en mon genre.
Je voudrais la félicité absolue, le bonheur éternel sans bosses ni failles.
Je voudrais le monde et même plus si possible, je voudrais le palais des désirs satisfaits mais pas morts pour autant.
Posséder...
Aimer, être vivante, heureuse, épanouie, moi, moi, moi...
Et si tout cela n'était qu'un rêve? Peut-être qu'un jour j'aurais tout cela, et que ce que j'attends de la vie se trouvera tout simplement à mes pieds. Mais serait-ce drôle, dès lors?
Je n'en sais trop rien à vrai dire...
Je veux garder les yeux grands ouverts sur le monde sans jamais ciller. Et me tenir face à lui sans fléchir..., sans réfléchir? Non, ça serait trop me demander bien que certainement bien plus reposant pour tout le monde.
Seulement je ne réfléchis pas, ou trop peu. Je préfère rêver.
Envie de changer d'air...
D'être ailleurs.
Et ici en même temps.
Envie de toucher le ciel, de goûter le monde même si c'est douloureux, peu m'importe.
Je veux exister, être quelqu'un parmi les humains. Je veux m'envoler, trouver ce que je cherche, même sans savoir de quoi il s'agit.
Je veux être moi et quelqu'un d'autre en même temps, mon idéal, être parfaite en mon genre.
Je voudrais la félicité absolue, le bonheur éternel sans bosses ni failles.
Je voudrais le monde et même plus si possible, je voudrais le palais des désirs satisfaits mais pas morts pour autant.
Posséder...
Aimer, être vivante, heureuse, épanouie, moi, moi, moi...
Et si tout cela n'était qu'un rêve? Peut-être qu'un jour j'aurais tout cela, et que ce que j'attends de la vie se trouvera tout simplement à mes pieds. Mais serait-ce drôle, dès lors?
Je n'en sais trop rien à vrai dire...
Je veux garder les yeux grands ouverts sur le monde sans jamais ciller. Et me tenir face à lui sans fléchir..., sans réfléchir? Non, ça serait trop me demander bien que certainement bien plus reposant pour tout le monde.
Seulement je ne réfléchis pas, ou trop peu. Je préfère rêver.
Free style
De temps en temps, je me marre toute seule en imaginant des conversations farfelues. Des discussions où deux potes parleraient de trucs inintéressants comme cela arrive souvent dans notre courte vie. Et là, admettons que ce doient deux copines, l'une disant à l'autre:
- Alors comment tu trouves ma nouvelle coupe?
- Super moche, dis-moi vite qui est ton coiffeur que j'aille pas lui laisser mon fric en échange d'un massacre chevelu.
(Là, la pauvre fille part en chialant)
Autre cas de figure:
- Alors il te plait mon cadeau?
- T'aurais mieux fait de t'abstenir enfin non... je vais pouvoir le revendre comme ça, ce sera toujours ça de pris.
- Salut, ça va?
(pourquoi entame t-on toujours une conversation de cette façon? C'est rasant à la longue...)
- Pas salut, ça ne va pas?
- Pas bonjour le moins du monde! J'espère que tu as un moral exécrable aujourd'hui!
- En ne vous remerciant pas!
- Merci bien pas! Je ne reviendrais pas, vos articles, c'est de la merde!
(dans un tout autre registre, l'article présent aussi. Ja, c'est de la merde de breumière qualität)
- C'est un nouveau haut?
- Oui! (attendant un compliment)
- L'est moche.
- Je peux emprunter ton crayon s'il-te-plait?
- Non, t'as qu'à avoir tes affaires, tir-au-flan.
- Je suis enceinte!
- Oh... toutes mes condoléances...
- J'ai perdu 7 kilos!
- Ça ne se voit absolument pas! C'est remarquable, mes félicitations.
Un peu de délire en solitaire de temps à autre, ça n'a pas de prix...
- Alors comment tu trouves ma nouvelle coupe?
- Super moche, dis-moi vite qui est ton coiffeur que j'aille pas lui laisser mon fric en échange d'un massacre chevelu.
(Là, la pauvre fille part en chialant)
Autre cas de figure:
- Alors il te plait mon cadeau?
- T'aurais mieux fait de t'abstenir enfin non... je vais pouvoir le revendre comme ça, ce sera toujours ça de pris.
- Salut, ça va?
(pourquoi entame t-on toujours une conversation de cette façon? C'est rasant à la longue...)
- Pas salut, ça ne va pas?
- Pas bonjour le moins du monde! J'espère que tu as un moral exécrable aujourd'hui!
- En ne vous remerciant pas!
- Merci bien pas! Je ne reviendrais pas, vos articles, c'est de la merde!
(dans un tout autre registre, l'article présent aussi. Ja, c'est de la merde de breumière qualität)
- C'est un nouveau haut?
- Oui! (attendant un compliment)
- L'est moche.
- Je peux emprunter ton crayon s'il-te-plait?
- Non, t'as qu'à avoir tes affaires, tir-au-flan.
- Je suis enceinte!
- Oh... toutes mes condoléances...
- J'ai perdu 7 kilos!
- Ça ne se voit absolument pas! C'est remarquable, mes félicitations.
Un peu de délire en solitaire de temps à autre, ça n'a pas de prix...
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