jeudi 17 avril 2008

Une aiguille dans une botte de mondialisation


La grande mode, ou peut-être l'essence de la nature humaine, c'est de demander l'opinion de tout le monde et de chacun. La belle affaire. Et toi t'en pense quoi? DoNnE tOn AvIs En Te CoNnEcTaNt SuR: je-pense-que.avisblog.con.
Ça m'énerve. Et quand c'est mon entourage qui me consulte ça m'horripile encore plus. Parce merde quoi, je suis pas madame Soleil. Et que de toute façon qui prend en compte l'avis des autres, à moins que ce ne soit l'avis de la majorité? Et pourquoi il faudrait commencer à s'inquiéter quand notre façon de penser est marginale? Hein? Pourquoi?

De toute façon je ne suis qu'une ado en quête d'identité, qui est tellement paumée qu'elle rejette tout ce que la société lui propose et l'opinion commune, la télé et les magazines people, avant d'aller se goinfrer rageusement chez Mac Do et d'acheter des Converse fashion de cinq millimètres d'épaisseur à 70 ou 80 euros. Regardez ce que sont devenus les soixante-huitards. Des hippies en quête de plus de liberté individuelle et qui sont tellement réalistes qu'ils demandent l'impossible en farfouillant derrière le goudron pour voir s'ils n'entrevoient pas un peu de sable fin? Tu parles, ils ont vieilli eux aussi. Ils ont changé. Comme nous, les jeunes d'aujourd'hui, nous changerons. Et deviendrons aigris, impuissants, résignés devant une vie toute tracée par on ne sait trop qui au juste.
Peut-être par nous-même finalement? Ce serait cool une petite révolution, surtout par les temps qui courent.
Mais sans barbaque ni liquide rouge et chaud de préférence.

C'est fou ce que je peux être pleine d'optimisme quand je veux.

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