Saviez-vous que nous passons en moyenne 98 heures par an dans les files d'attente??
Et combien d'autres secondes, minutes, heures, jours, semaines, mois, années à se faire tout simplement chier, n'ayons pas peur des mots, n'est-ce pas? Mes yeux sont tombés sur l'écran de télévision dans le bus, et parmi trois ou quatre pages d'horoscope, la météo de demain et les horaires des matchs de hockey à la patinoire angevine, il y a une phrase qui a retenu mon attention et qui a le mérite de m'avoir fait un peu cogiter, en fait, si on y pense, les trois quarts de notre vie sont voués à des occupations non-voulues et pas forcément indispensables.
Besoin de déverser mon trop-plein de tout, trop plein de trop. Ce bac blanc interminable s'est enfin achevé, ce soir à 17h et je vais pouvoir dormir maintenant. J'ai les yeux qui me piquent par manque de sommeil, et toujours cette question embarassante qui revient: suis-je assez organisée? De toute façon ça m'est égal, je suis (presque en vacances).
Besoin de changer d'air, d'arrêter un peu le bourrage de crâne engendré par les révisions et les heures de planchage intensif. Je vais essayer de remprendre contact avec la vie réelle, en admettant qu'une telle chose existe ici bas. Je ne tiens pas à me transformer en no life irrécupérable (no life ça, je le suis très probablement, mais j'espère pouvoir m'en sortir un jour...). De toute façon qu'importe, un peu de défoulement de temps en temps, y a pas à dire ça fait du bien. D'écrire n'importe quoi, n'importe comment, en ignorant les fautes. Ça change, plus obligée de choisir ses mots pour tenir des propos cohérents et réfléchis. Je vais pouvoir rêver, imaginer, me lancer!
J'ai des valises affreuses sous les yeux à force de bachotage, mais je suis soulagée. Les jeux sont faits, on verra bien. Je suis tellement fatiguée et mes yeux sont si secs, qu'une de mes lentilles vient de tomber ... Je sens que je vais pas tarder ce soir, cette fois je ne perdrais pas mon temps...
dimanche 27 janvier 2008
samedi 26 janvier 2008
Musique, je t'aime
La musique, la plus belle chose qui soit en ce monde, en admettant que ce monde soit réel et non une bête illusion. De toute façon, quite à vivre, autant vivre dans le faux, dans le flou, dans le flou de ma ratatouille mentale. Lorsque je sors un stupide cd de sa pochette et que j'écoute, je suis en transe, dans mon univers. Bercée d'illusions merveilleuses, je persiste dans mon erreur au lieu de faire comme messieurs les philosophes qui aimeraient me faire sortir de mon nid douillet. Qu'ils aillent tous se faire foutre. Aujourd'hui je reste au chaud et je me bousille les derniers fragments de neurones qu'il me reste tout en écoutant une musique métalo-psychédélique et en jouant à la dissidente pacifiste devant mon écran, sommum de la technologie. (voir dans cette phrase un soupçon de cynisme innofensif, pourquoi innofensif? J'en sais rien moi, cherchez vous-même, moi j'ai autre chose à faire).
De toute façon j'ai terminé mon monologue soporifique. J'aime la musique.
Le cd est fini.
De toute façon j'ai terminé mon monologue soporifique. J'aime la musique.
Le cd est fini.
Portrait
Y'a pas grand chose que j'aime en moi, mais alors s'il y a quelque chose que je vénère comme des dieux, ce sont bien mes poignets. Allez savoir pourquoi, j'adore l'os qui forme une petite boule vers l'extèrieur du bras, j'adore regarder mes poignets de profil aussi (en admettant que les poignets aient un profil). Souvent, quand je n'ai rien à faire, je m'éclate toute seule à faire le tour de mes poignets avec mon pouce et mon majeur, puis avec mon index et mon majeur. Il y a aussi mes cheveux que j'ébouriffe soigneusement quand ils sont humides, juste avant d'aller au bahut, parce que quand ils ressemblent à des baguettes, ils me sortent par les yeux (comprendre, je les détèste).
Justement, mes yeux, ils sont grands et ressortent comme des billes selon certains (c'était encore plus flagrant quand j'avais 2 ans et demi, mais de toute façon, tous les enfants ont des yeux comme des billes à cet âge-là). J'aimerais beaucoup qu'ils soient encore plus foncés, mais bon, comme dit cette fameuse formule-cliché passe-partout: on se r'fait pas hein? Je ne crois pas que la soupe fasse grandir malheureusement, mais tant pis, je suis entrée il y a un certain temps, dans une période de résignation absolue à propos de mon mètre et de mes fragiles 58 centimètres. C'est ainsi et au moins, moi, je suis en bonne santé, alors le reste est secondaire.
De tout façon tout le monde s'en fout, même moi. Mon rasboras est en train de crever au fond de son bocal, le niveau de l'eau a considérablement baissé et des déchets brunâtres stagnent un peu partout. Promis, bientôt je fait un nettoyage de printemps, et dans ma chambre aussi, et dans ma tête pour que celle-ci puisse accueillir des tonnes de connaissances utiles pour le bac. Il serait temps de s'y mettre... Mais il y a tellement de choses plus intéressantes à faire que de travailler... Je sens que la fac ne va pas me réussir, malgré mes tentatives pour trouver une quelconque motivation -même bidon, pour me mettre à bosser, je ne parviens pas à trouver l'intérêt, les avantages que je pourrais retirer de cet investissement trop harrassant pour une petite caboche telle que celle qui orne le sommet de mon corps.
Un jour, peut-être arriverais-je à écrire quelque chose un temps soit peu cohérent, en attendant, stoppons ici ce massacre.
Justement, mes yeux, ils sont grands et ressortent comme des billes selon certains (c'était encore plus flagrant quand j'avais 2 ans et demi, mais de toute façon, tous les enfants ont des yeux comme des billes à cet âge-là). J'aimerais beaucoup qu'ils soient encore plus foncés, mais bon, comme dit cette fameuse formule-cliché passe-partout: on se r'fait pas hein? Je ne crois pas que la soupe fasse grandir malheureusement, mais tant pis, je suis entrée il y a un certain temps, dans une période de résignation absolue à propos de mon mètre et de mes fragiles 58 centimètres. C'est ainsi et au moins, moi, je suis en bonne santé, alors le reste est secondaire.
De tout façon tout le monde s'en fout, même moi. Mon rasboras est en train de crever au fond de son bocal, le niveau de l'eau a considérablement baissé et des déchets brunâtres stagnent un peu partout. Promis, bientôt je fait un nettoyage de printemps, et dans ma chambre aussi, et dans ma tête pour que celle-ci puisse accueillir des tonnes de connaissances utiles pour le bac. Il serait temps de s'y mettre... Mais il y a tellement de choses plus intéressantes à faire que de travailler... Je sens que la fac ne va pas me réussir, malgré mes tentatives pour trouver une quelconque motivation -même bidon, pour me mettre à bosser, je ne parviens pas à trouver l'intérêt, les avantages que je pourrais retirer de cet investissement trop harrassant pour une petite caboche telle que celle qui orne le sommet de mon corps.
Un jour, peut-être arriverais-je à écrire quelque chose un temps soit peu cohérent, en attendant, stoppons ici ce massacre.
vendredi 25 janvier 2008
Fragment de vide absolu
Je m'ennuie à mourir et pour passer le temps je joue avec ma lèvre inférieure, je me bouffe les doigts et je réfléchis au moment où je commencerai à songer à me mettre à mon bureau pour ouvrir mon manuel d'histoire afin de palier mon niveau proche de zéro. Je pense aussi à mon niveau scolaire fragile et à mon envie d'intégrer une prépa littéraire, sachant que j'ai la désagrable impression de ne plus rien foutre dans cette vie bizarre (pléonasme?). J'ai un truc étrange sous ma langue qui me démange, qui m'énèrve, comme une sorte de petite plaie bien chiante que j'aimerais voir partir. Et puis regarder ce garçon qui me lance des regards avec des yeux étincelants et précieux comme des bijoux, des yeux qui vous envoûte d'un seul coup et de façon telle qu'il est impossible de ne pas détourner la tête presque immédiatement, de gêne, ou peut-être de trop-plein d'amour qui refuse de se laisser démasquer, c'est plutôt déstabilisant.
L'Homme a à la fois besoin de conformisme et de reconnaissance. C'est ainsi que des écrivains en herbe publient des milliers d'articles de blogs par jour (des millions?) pour dire ce qu'ils pensent ou ressentent. Mais au fond, qu'est-ce qu'on en a à foutre de cet interminable catalogue de "moi je"? Peut-être que ce qu'on recherche, c'est un soupçon d'originalité, quelques surprises, bref, un truc, n'importe lequel, qui nous sorte de notre quotidien si dramatiquement banal. Et si on ne le trouve pas, alors on s'y essaye, pour voir, pour faire comme tout le monde! Et on tourne en rond... C'est déprimant ce nombre de personnes qui écrivent: "pour en savoir plus sur mûa et ma vie, cliquez z'ici"... toujours pareil, irrémédiablement pareil, et surtout tristement conformiste.
Mais bon, après tout, si ça peut servir d'auto-thérapie pour certains individus névrosés, tant mieux. Au moins c'est gratuit et ça ne fait de mal à personne. En plus ça contribue à l'évolution darwiniste: un jour tous les descendants de l'espèce dite humaine seront en possession de vingt doigts longs de trente centimètres à chaque main pour taper plus efficacement sur le clavier, et ce n'est pas la crainte de s'emmêler les doigts qui arrêtera les hommes et leur soif de progrès. Ils aurons également un cerveau hermétiquement résistant aux crises d'épilépsie. La fatigue se fait ressentir, je ne sais même pas si la phrase précédente a un sens quelconque...
Bonne nuit, je vais me reposer les yeux, les doigts et surtout le cerveau.
L'Homme a à la fois besoin de conformisme et de reconnaissance. C'est ainsi que des écrivains en herbe publient des milliers d'articles de blogs par jour (des millions?) pour dire ce qu'ils pensent ou ressentent. Mais au fond, qu'est-ce qu'on en a à foutre de cet interminable catalogue de "moi je"? Peut-être que ce qu'on recherche, c'est un soupçon d'originalité, quelques surprises, bref, un truc, n'importe lequel, qui nous sorte de notre quotidien si dramatiquement banal. Et si on ne le trouve pas, alors on s'y essaye, pour voir, pour faire comme tout le monde! Et on tourne en rond... C'est déprimant ce nombre de personnes qui écrivent: "pour en savoir plus sur mûa et ma vie, cliquez z'ici"... toujours pareil, irrémédiablement pareil, et surtout tristement conformiste.
Mais bon, après tout, si ça peut servir d'auto-thérapie pour certains individus névrosés, tant mieux. Au moins c'est gratuit et ça ne fait de mal à personne. En plus ça contribue à l'évolution darwiniste: un jour tous les descendants de l'espèce dite humaine seront en possession de vingt doigts longs de trente centimètres à chaque main pour taper plus efficacement sur le clavier, et ce n'est pas la crainte de s'emmêler les doigts qui arrêtera les hommes et leur soif de progrès. Ils aurons également un cerveau hermétiquement résistant aux crises d'épilépsie. La fatigue se fait ressentir, je ne sais même pas si la phrase précédente a un sens quelconque...
Bonne nuit, je vais me reposer les yeux, les doigts et surtout le cerveau.
jeudi 24 janvier 2008
Tabula Rasa

Bonjour, je me présente: le Petit Chaperon Rouge qui vient de sortir il y a trois heures et demi de sa JAPD. Personnellement je me suis bien fait chier et je vous souhaite à tous, mes chers lecteurs imaginaires, de vous faire chier autant que moi durant cette journée de propagande militaire, dans le cas où vous ne l'auriez pas encore effectuée. Regarder l'heure le plus discrètement possible et la voir tourner tout doucement pendant 8 heures consécutives, croiser des gugusses en marron, vert et noir qui vous saluent en hurlant, passer des tests de "français" bidons avec un magnifique portemine bleu blanc et rouge "JAPD" (désolé, j'ai pas trouvé plus grand) et reçevoir avec soulagement son certif' avant de se barrer le plus vite possible parce qu'on a pas eu le temps de faire pipi... Aaaalala, je crois que je vais m'engager...
Le Petit Chaperon Rouge n'en peut plus, elle a les yeux défoncés par l'écran de son vieil ordi portable bruillant qu'on lui a installé sur la table basse vert-jaune. Et cette radio privée qui ne diffuse même pas de musique depuis une éternité... que du blabla inintéressant. Mes nuits blanches me transforment en larve totalement inerte, vivement l'été et le départ du froid et de la grisaille. Parviendrai-je malgré ce monde à vivre une vie d'être humain bourré de questions existentielles sans réponses normal? Je l'espère. J'espère aussi que mon acné passera. Et qu'un jour, on distribuera gratuitement des crèmes effet laser pour éradiquer les poils aux pattes de façon définitive. Ou alors qu'on sera tous puristes et que les filles pourrons se balader avec une moustache brune sexy dans les rues angevines... I have a dream, that one day le concept de tectonique ainsi que TF1 n'existeront plus.
Le Petit Chaperon Rouge apporte une galette, normal, on est en janvier. C'est une belle galette, un soir de cuite à la despé mas (et en masse), et aussi à la vodka orange, y'a pas d'heure pour les couche-tard, alors je continuerai à me triturer l'esprit à la recherche de questions alors que tant d'autres rêvent de réponses. Passer ses nuits à écrire des phrases vides de sens, c'est peut-être ça tout l'art d'être un no-life. Et tenter de se démarquer de plusieurs millions de blogs en tous genres pour... mais pourquoi en fait? Il est 22h12, nouveau blog, nouvelle tentative pour créer quelque chose, pour m'évader, et pour trouver du sens au monde.
C'est râté.
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