dimanche 6 avril 2008

Comment on fait pour changer le monde?

En fait si je prends le vélo à la place du bus, c'est surtout pour me donner bonne conscience, et pour trouver un avantage à me faire suer au moins deux fois par semaine (aller-retour, équivalant - pour les matheux, à quatre trajets en l'espace de sept jours avec une montée affreusement pénible à chaque fois qui me coupe le souffle et me fait devenir rouge pivoine, ah j'ai l'air belle après ça...). Oui si je fais tout ça, c'est pour me dire: les rares déambulations dans Angers que j'ai besoin d'effectuer, je peux les faire à pied ou à vélo. Et ça c'est la classe, parce que mine de rien, j'économise 1€20 + 1€20, c'est-à dire 2€40 à chaque fois, ce qui n'est pas négligeable n'est-ce pas? Et puis faut dire que depuis le jour où je suis tombée sur un contrôleur con, je peux plus les voir ceux-là, avec leurs costumes noirs et leurs chapeaux de capitaine... Non que les contrôleurs de bus soient tous des gros cons, loin de là, mais cette histoire m'est restée un peu en travers de la gorge bien que j'aie été en tort.

J'en ai marre des préjugés aussi, un raz-le-bol général, putain. Merde. Bordel. Font chier. Tous. Ça fait du bien. Je déteste qu'on établisse un jugement sur quelque chose que l'on ne connait pas. "Ignorance est mère de tous les maux", signé F. Rabelais. Je n'avais encore jamais réalisé à quel point il avait raison. La vache. Tous ces gens qui se croient les seuls à bosser, qui se prennent pour... le nombril du monde. Un énorme nombril. J'ai décidé de devenir sourde devant les idées reçues, les clichés, en un mot: l'anti-philosophie.

Si ça continue, je vais me mettre à fumer du shit, à me faire des dreadlocks en rêvant d'un monde meilleur avec tous les rastas et les bab' d'Angers, la vache, comme ça me plairait. Je me suis récemment accoutumée au reggae, une grande histoire d'amour qui commence.

Quel foutoir monumental, le monde.

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