mercredi 25 juin 2008

Ça... c'est faaaaaaiiiiit

10h20 ce matin de cette matinée de tout à l'heure d'aujourd'hui là tout de suite làààà, j'ai fermé derrière moi la porte de Joachim pour la dernière fois. It is the end of the bac and I come back, na. Un poids, un très gros poids s'est envolé avec des ailes en coton il y a quelques heures. C'est pourquoi, afin de consolider ma tendance à faire des articles tous plus creux et rebattus, je vais déballer mon récit, que dis-je, mon témoignage! de ces quelques semaines harassantes de révisions intenses, puis de plus en plus fébriles, de la (presque) bachelière que je suis.

Dimanche 15 juin:

Veille de la fatidique épreuve de philosophie, communément appelée philo, crainte et respectée par tous Les Éleves des Classes de Terminale Littéraire un peu soucieux de l'issue de l'examen. Pour me détendre, mes parents m'emmènent chez papi. J'arrive dans la salle à manger avec des fiches sur les auteurs et un bouquin de philo entre les mains, et je suis accueillie par cinq ou six voix réunies en ces brèves et désagréables paroles unanimes:
- Alors, la philo c'est demain? Demain? Philo? Philo! Demain! Demain bac! Bac philo! Demain! Philo! Bac! Bac! Bac! Philo... STOOOOOOOOOOOP.

Cette nuit-là, je dormis très mal.

Lundi 16 juin:

6h45. Complètement groogie après des heures de bourrage de crâne dans le but d'avaler Platon, Spinoza, Nietzsche et Kant la veille au soir, j'émerge d'un sommeil trop bref et me lève comme un zombie. En entrant dans la cuisine, j'entends une petite voix impertinante s'échapper de la radio:

"Ce matin, 615 625 candidats au baccalauréat passeront l'épreuve de philosophie. Les conseils d'un professeur de philosophie pour l'approcher dans de bonnes condit..."

Je fais taire rageusement la machine infernale qui fait chuter mon trouillomètre de façon alarmante, devant le regard amusé de mon père. Il se marre. Bon. Petit déj à l'arrache et je grimpe dans la voiture.

Maman: Convoc?
Moi: Affirmatif mon général.
Maman: Carte d'identité?
Moi: Même chose mon général.
Maman: T'as ta trousse? Tes crayons? Assez de cartouches d'encre? Une bouteille d'eau? Ton portable? Un ticket de bus? Tes clés? Ta tête?
Moi: Oui mon général, même si pour la tête, je ne peux pas vous répondre de façon déterminante.

Rassuré, mon général démarre et nous voilà parties pour l'épopée du siècle: les premiers vrais examens de la vie de fifille... Les jolies épreuves du baceuh, merci maman, merci papa...

Radio pour essayer d'assouplir l'atmosphère.

"Et tout de suite, continuons avec la matière qui annonce le début du baccalauréat tous les ans: l'épreuve de philosophie qui aura lieu aujourd'hui pour les élèves des sér..." Montée d'adrénaline (si c'est encore possible). Clic furieux sur le petit bouton en haut à gauche de l'autoradio.

***

Joachim du Bellay est un lycée relativement coquet, mais beaucoup plus petit et avec beaucoup moins de verdure que Bergson. Lorsque j'arrive devant ses portes, une foule de Terminales est aglutinée autour de la Magnifique Insigne Dorée Lycée Joachim du Bellay qui orne l'entrée du centre de torture légale pour L désespérés. Les Terminales de la mi-juin ont une particularité qui permet de reconnaître au premier coup d'oeil ces pré-bacheliers: ils comptent dans leurs rangs un grand nombre de spécimens flanqués d'un ou plusieurs annabac, ou encore de fiches bristol, que l'on jurerait greffés à leurs mains, s'ils ne les rangeaient dans leurs sacs d'un air de condamné à mort avant d'entrer dans leur salle d'examen.

- Déposez vos sacs sur l'estrade je vous prie, sortez vos convocations et vos cartes d'identité.

Tout le monde s'exécute, au fur et à mesure que les élèves arrivent au compte-goutte. L'épreuve débute dans un quart d'heure, j'ai largement le temps de stresser consciencieusement et dans les règles, comme se doit de le faire un élève modèle avant une épreuve coefficient 7. Un prof qui m'est tout à fait étrangé prend soudain la parole pour sonner le gong du début des festivités:

- Bien, je vais à présent distribuer les sujets.

Anonyme passe dans les rangs et dépose sur chaque table une double feuille, qui est gratifiée à une vingtaine de reprises par un "merci" totalement hypocrite, et nous savons tous que lorsque nous ouvrirons la première page, le destin aura soin de nous informer de notre chance ou de notre poisse absolue. Anonyme regarde sa montre et inscrit à la craie blanche, ces mots qui resterons à jamais gravés dans les mémoires:

"Début de l'épreuve: 8h00
Fin de l'épreuve: 12h00"

- Vous pouvez retournez les sujets, bonne chance.

Pendant cinq secondes, on entend le bruit du papier manipulé et rebrassé, puis c'est dans un silence religieux que les candidats posent leurs coudes sur la table, se prennent la tête dans les mains, le dos légèrement voûté, et... commencent à lire le sujet avec appréhension.

Sujet 1: La perception peut-elle s’éduquer ?
Sujet 2: Une connaissance scientifique du vivant est-elle possible ?
Sujet 3: Vous expliquerez ce texte de Sartre.

Et démerde toi avec ça... Bien, procédons avec méthode: sujet 2, thème non vu en cours, sujet 3, je préfère les dissert de toute façon. Bon bah... reste plus que le sujet 1. Ça reste le sujet le moins casse-gueule, bien que la question ne me plaise pas, mais alors pas du tout. Et c'est parti pour 4 heures, on verra bien ce que ça donne et advienne que pourra. La machine est engrangée.

Vers 10h30, je commence à avoir envie de faire pipi... mais tellement paralysée à l'idée de sortir pendant mon épreuve que l'on pourrait qualifier de majeure, voire de capitale, je reste scotchée à ma chaise en me tortillant dans tous les sens. Juste avant midi, je rends ma copie et me rues au dehors, direction... les chioooooooooottes. Et pour rester digne de mon statut de pro du sens de l'orientation, je mets naturellement dix bonnes minutes à trouver les toilettes...

Vive moi.


À partir de 14h: Je bosse l'histoire-géo comme une tarrée (je compte même plus les heures passées sur cette matière en l'espace d'une semaine, c'est de la folie...). Depuis des lustres, j'assimile comme je peux l'infinité de connaissances requises dans cette discipline casse-geule. Depuis des jours, je mange de l'histoire géo, je bois de l'histoire géo, je prends des bains d'histoire géo, je m'endors en rêvant d'histoire géo, je fais des picures d'histoire géo, bref: ma vie se résume à de l'histoire géo. Je daigne toutefois accorder un peu d'attention à l'allemand, prévu pour le mardi après-midi, en regardant Good Bye Lenin en VOSTF. Je réviserais une poignée de mots de vocabulaire demain midi.

20h57: Dépose un cierge à l'église pour que l''épreuve d'histoire géo soit à majorité géo. (je LoL, bien sûr. Et vive la t'es c... tonne nique).

Mardi 17 juin:

7h45. Arrivée dans la salle d'exam en compagnie de toutes ces têtes de premiers de la classe qu'il va falloir mater pour tirer son épingle du jeu. Heureusement, il y a quand même quatre têtes connues, des têtes de ma classe si je puis me permettre le jeu de mots. La surveillante compte manifestement plusieurs élèves à elle dans l'assemblée, et une connivence de plus en plus désagréable se fait sentir. D'ailleurs, elle se vérifiera dans la suite de l'épreuve, lorsque cette conna*** passera dans les rangs pour donner des conseils à quelques élèves.

- Allez les filles si j'ai encore raison, l'année prochaine j'ouvre un cabinet de voyance!
(Non non, c'est pas des conneries, il s'agit de ses prognostics sur la probable épreuve majeure du bac d'histoire géo cette année). Elle déchire l'emballage du paquet qui nous sépare de la Vérité.

- Hé bien, je crois bien voir des fonds de carte... ce sera une majorité histoire! Les filles, j'ouvre un cabinet de voyance! (On croit rêver...)

Des cris de joie s'élèvent parmi les élèves... seuls les personnes de ma classe sont consternées (y compris moi naturellement). La partie majeure lorsqu'il s'agit de l'histoire, implique que la partie mineure nous laisse le choix entre deux cartographies: notre phobie à tous. Mais pas aux intellos apparemment...

Neuf pages de compo sur la guerre froide et une carto sur la Russie presque vide flanquée de sept ou huit pauvres figurés qui se battent en duel plus tard, je rends ma copie avec 15 minutes d'avance. Madame Irma observe ma carto avec une moue qui pourrait avoir toutes les significations du monde. Mais de quoi je me mêle? Peut importe, je signe et je range mes affaires en vitesse avant de prendre la fuite. Besoin d'air. J'aurais peut-être 4 points: 2 pour l'encre
et 2 pour le soin dans ma carto (Puisque je n'avais rien à mettre, je me suis énormément appliquée niveau coloriage et dessinage des flux).

Soyons positive.

Allez ce midi, on va manger en ville. Sandwichs et salades composées per tutti! Les filles me demandent les feuilles d'allemand (évidemment, elles ont séché les trois quarts des cours). Ma bonté étant légendaire, je leur tend ma pochette cartonnée qui renferme le précieux savoir indispensable à la bonne réussite d'un bac de la langue de Goethe. Et puis j'oublie, trop occupée à discuter à tort et à travers avec mes camarades littéraires pour tromper l'angoisse. Mais l'heure du début de l'épreuve arrive à grandes enjambées et il est temps de regagner le lycée. Tout le monde fouille dans son sac, à la recherche de sa convoc. Moi de même. Mais le papier est introuvable. J'ai beau chercher et retourner mon sac dans tous les sens, rien à faire.

- Je retrouve pas ma convoc.
- Hein?
- Je retrouve pas cette putain de convoc j'te dis!!

Et là, tilt. Audrey. Camille. Prêté feuilles. Feuilles dans chemise. Convoc dans chemise. Audrey ou Camille a convoc. Déjà rentrées dans le bahut. Panique.

Finalement je me présente devant les gens qui vérifient les convoc à l'entrée (même si je vois pas bien l'intérêt mais bon). On me dit de me mettre sur le côté en attendant que les autres aillent chercher Camille et Audrey. Mais comme ça dure trop, on m'autorise charitablement à entrer tout de même. Les filles ont retrouvé Audrey qui m'accueille avec des soucoupes à la place des yeux.

- Mais je l'ai pas moi ta convoc, Léa!
- ... pardon?

Je manque tomber dans les pommes quand accourt Camille, ma convoc à la main, en s'excusant et s'excusant encore. Moi je respire à fond pour éviter de l'étrangler, et à la place, je lui gueule un bon coup dessus, ça déstresse.

Le texte en allemand est super simple et dès la première lecture, j'ai presque tout pigé. En revanche les questions sont très implicites pour la plupart ,et portent sur de l'interprétation ou des détails du texte dont on n'a rien à foutre... Enfin, normalement je m'en suis pas trop mal sortie. Et il y a intérêt, parce que je compte sur l'allemand pour rattrapper un peu la philo.

Mardi soir: Je regarde la première heure du film de Visconti, le Guépard, étant donné que le roman dont il est tiré est une des quatre oeuvres au programme de littérature. Comme je commence à m'endormir, je vais me coucher à moins de la moitié du film (mais c'est déjà ça), après avoir avalé quelques citations sur Roméo et Juliette, les Contes de Perrault et le Guépard pour en foutre plein la vue à mon examinateur... (oui j'ai fait l'impasse sur Jacques le Fataliste, honte à moi...).

Mercredi 18 juin:

Tout le monde est super stressé sâchant qu'en deux heures, il est impossible de répondre à chacune des deux questions par un plan détaillé bien approfondi. Le prof qui nous surveille vient d'ailleurs de se rendre compte que l'épreuve durait 120 MINUTES.

- C'est un peu juste tout de même...

Ah tu trouves?!?! C'est marrant, nous aussi... ça fait un an qu'on se dit que c'est un peu juste comme tu dis!

Le prof passe dans les rangs et distribue les sujets. Plusieurs paires d'yeux se penchent sur leurs sujets respectifs pour lire à travers la feuille, les noms des oeuvres qui nous seront généreusement proposées. J'entends des chuchotements. "Perrault, pssst psst..., Lampedusa, pssst pssst."

Mon choix est déjà fait avant même d'avoir lu les questions.

J'ouvre mon sujet. Tout le monde fait de même, chacun étant mû par une précipitation unanime, si bien que les sujets sont retournés avec plus de violence que lors des épreuves précédentes. À l'échelle d'une vingtaine de candidats ça s'entend. Je me demande quel effet ça ferait, si tous les Terminales L de la session 2008 passaient leur épreuve de littérature dans la même salle. Un boucan de tous les diables j'imagine... Je commence à lire, les yeux rivés sur ma feuille, comme pour imprimer les questions sur ma rétine épuisée par tout ce bachotage.


Le candidat traitera l'un des sujets qui lui sont proposés et, pour le sujet choisi, il traitera dans l'ordre qui lui plaira les deux questions.


PERRAULT - DORÉ

Question 1 (8 points)

Comment percevez-vous la figure maternelle dans les Contes de Charles Perrault?
(Le pur bol, j'ai justement pas mal revu ça hier!)

Question 2 (12 points)

Comment les personnages des Contes de Charles Perrault et les gravures de Gustave Doré qui les représentent mêlent-ils humanité et animalité?
(J'aime bien la question, je pense que je vais bien m'amuser!)


LAMPEDUSA
Question 1 (8 poins)

Quelle est l'importance du chien Bendico dans le roman de Lampedusa, Le Guépard?
(Bla, bla, bla... osef je prends Perrault)

Question 2 (12 points)

Pourquoi dans Le Guépard Lampedusa a-t-il fait du Prince Salina un astronome?
(Bla, bla, bla... osef je prends Perrault)

Et vas-y que je speed comme une folle pour faire mes deux plans, composés de mes deux intros, mes deux développements, mes deux conclusions... Et, miracle, je finis à l'heure!! (bon d'accord je suis la dernière à rendre ma copie mais tout de même). Il y a des jours où l'on découvre en soi des compétences insoupçonnées.

L'avantage des épreuves de 2 heures (car il y en a un). C'est que cela laisse plus de temps pour réviser l'anglais, ultime épreuve écrite. J'ai plus de 24 heures pour me poser un peu et réviser convenablement. Je jette un oeil à mes annales pour avoir quelques expressions et du voc qui classe, je lis du Roald Dahl... Ce qui est bien aussi, c'est que l'épreuve étant à 14 heures 30 le lendemain, je peux dormir, ce dont je n'ai pas eu l'occasion depuis trois jours...

Jeudi 19 juin:

Le matin, je peux dormir un peu plus, il y a déjà un petit parfum de vacances, pas désagréable du tout. Je regarde un bout de Matilda en VO, pour me dire que décidement, j'ai bossé jusqu'au bout, et qu'en l'occurence je suis une élève sérieuse. Le midi, je mange avec mon pôpa et il m'amène à Joachim à moto. Trop la classe, isn't it? L'épreuve se passe pas trop mal, bien que je tende le dos au début. J'ai interverties mes LV1 et LV2 après 6 ans d'allemand et seulement 4 d'anglais. Donc j'ai fait de mon mieux. Le tout est que c'est pratiquement fini. Plus que l'oral d'italien!!! Rendez-vous mercredi prochain.

Mercredi 25 juin:

Dernière ligne droite avant les vacances... J'ai bien bossé mes textes, j'ai eu 15 à mon oral blanc, et je suis plutôt confiante. Il y a seulement ce texte sur lequel je ne veux pas tomber. C'est le dernier qu'on a vu, j'ai pas eu le temps de bien l'assimiler, et franchement... je vois pas trop comment je peux faire un plan dessus... Enfin, j'ai qu'une chance sur 8 ou 10 de tomber dessus. C'est donc confiante que je m'assieds sur une chaise à côté de ma salle, une demi-heure avant ma convocation. Il y a des élèves qui révisent l'anglais, d'autres les arts, moi je ne sors rien, de toute façon il n'est plus temps d'apprendre. Enfin je vois une dame sortir et appeler mon nom. Je m'approche, elle me parle tout de suite en italien. Je sors convocation, carte d'identité et liste de textes.

Elle parcourt la feuille, et je vois son doigt s'arrêter sur "Omicidio di mafia"... non... s'il-vous plait...

- Vous avez vu ce texte?

- Oui, mais...

- Vous me le sortez?

- Oui...

Je lui tends le texte en tremblant.

- Et la suite?

- Comment ça?

- Il est coupé le texte, il manque la deuxième partie.

- Ah oui c'est vrai...

Ça j'avais complètement oublié, et la prof nous avait donnés les textes à l'arrache en nous les déposant en cours de lettres. On avait du se débrouiller pour trouver deux exemplaires de chaque, et bien sûr, il y avait des oublis.

La prof, irritée me dit de me mettre au fond de la salle et elle s'installe en face d'une élève qui va passer son oral.

- Figurez-vous qu'aucun élève de votre classe n'a été capable de me donner ce texte!

Moi je ne pense plus, j'ai une boule dans la gorge, je crois que je vais pleurer, c'est un cauchemard... je vais me réveiller, il n'y a pas d'autre altérnative...Mais non. Je suis assise devant un paquet de feuilles vertes bien réelles. Alors j'écris quelque chose, tout de même. Les 20 minutes passent en un éclair. D'ailleurs l'élève qui passe me déconcentre, je me focalise sur ses paroles et me dis que forcément, j'ai un bien moins bon niveau qu'elle.

- Allez mademoiselle, c'est fini, on va y aller.

Je me lève, les jambes tremblantes et me dirige vers le bureau.

- Rassurez-vous, ce n'est pas votre faute, mais votre prof n'a pas fait son boulot. Lorsqu'on met un texte dans une liste de bac, ce n'est pas à la légère. Mais je ne vais pas vous pénaliser, (elle a dû s'apercevoir que j'étais au bord du suicide) ce n'est pas de votre faute.

Alors je commence à parler, au début, c'est horrible, elle me reprends pour toutes mes conjuguaisons, alors que j'ai tout révisé, je mélange tout. Mais je m'en sors bien. J'ai compris que c'était une férue d'art, elle a parlé musique à la candidate de tout à l'heure. Alors je lui parle de la pièce que nous avons réalisée à la fête du lycée à partir de l'article (putain d'article que j'ai révisé le moins!!) que j'ai à commenter. Lorsqu'elle apprend que j'ai joué dedans, je crois que j'ai gagné deux points, ça amortira mes conjuguaisons bancales. Quel rôle j'ai joué? Celui de Concetta. Ah! La meurtrière, me dit-elle avec une lueur d'amusement dans les yeux. À la fin, elle me sourit, me remercie, et me dit au revoir, le tout encore en italien. J'ai donc été la seule à passer sur ce texte, ai-je gagné des points pour cette raison? Je ne sais pas, et de toute manière, il n'est plus temps de se poser des questions. Dans les escaliers qui me mènent à la sortie définitive de ce lycée, je pousse un immense soupir de soulagement.

C'est FINI!
Dans le bus pour retourner à la maison. Je regarde les gens et les alentours d'un air songeur, comme une droguée. Je n'arrive pas encore à réaliser que le bac est terminé, et que demain, je vais pouvoir dormir. Mais peu importe, j'ai fini.

Résultats le 4 juillet à 9h, nouvel article d'ici peu donc...

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