Y'a pas grand chose que j'aime en moi, mais alors s'il y a quelque chose que je vénère comme des dieux, ce sont bien mes poignets. Allez savoir pourquoi, j'adore l'os qui forme une petite boule vers l'extèrieur du bras, j'adore regarder mes poignets de profil aussi (en admettant que les poignets aient un profil). Souvent, quand je n'ai rien à faire, je m'éclate toute seule à faire le tour de mes poignets avec mon pouce et mon majeur, puis avec mon index et mon majeur. Il y a aussi mes cheveux que j'ébouriffe soigneusement quand ils sont humides, juste avant d'aller au bahut, parce que quand ils ressemblent à des baguettes, ils me sortent par les yeux (comprendre, je les détèste).
Justement, mes yeux, ils sont grands et ressortent comme des billes selon certains (c'était encore plus flagrant quand j'avais 2 ans et demi, mais de toute façon, tous les enfants ont des yeux comme des billes à cet âge-là). J'aimerais beaucoup qu'ils soient encore plus foncés, mais bon, comme dit cette fameuse formule-cliché passe-partout: on se r'fait pas hein? Je ne crois pas que la soupe fasse grandir malheureusement, mais tant pis, je suis entrée il y a un certain temps, dans une période de résignation absolue à propos de mon mètre et de mes fragiles 58 centimètres. C'est ainsi et au moins, moi, je suis en bonne santé, alors le reste est secondaire.
De tout façon tout le monde s'en fout, même moi. Mon rasboras est en train de crever au fond de son bocal, le niveau de l'eau a considérablement baissé et des déchets brunâtres stagnent un peu partout. Promis, bientôt je fait un nettoyage de printemps, et dans ma chambre aussi, et dans ma tête pour que celle-ci puisse accueillir des tonnes de connaissances utiles pour le bac. Il serait temps de s'y mettre... Mais il y a tellement de choses plus intéressantes à faire que de travailler... Je sens que la fac ne va pas me réussir, malgré mes tentatives pour trouver une quelconque motivation -même bidon, pour me mettre à bosser, je ne parviens pas à trouver l'intérêt, les avantages que je pourrais retirer de cet investissement trop harrassant pour une petite caboche telle que celle qui orne le sommet de mon corps.
Un jour, peut-être arriverais-je à écrire quelque chose un temps soit peu cohérent, en attendant, stoppons ici ce massacre.
samedi 26 janvier 2008
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